28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 10:28

Cette séquence culturelle a Angkor nous ayant vidé de toute notre énergie, il fallait bien, pour nous remettre, passer quelques jours sous le soleil... exactement, pas n'importe tout !
Direction, donc la cote sud du Cambodge et, pour commencer sa capitale : Sihanoukville. Ayant pris nos précautions, l'hotel était réservé depuis quelques jours déja. Un transfert fut gracieusement proposé par le patron de notre guest house. Que la route fut longue de Siem Reap a Sihanoukville : pas moins de 10 heures de trajet sous une chaleur accablante. La climatisation des bus peinait a rafraichir l'atmosphere alors que des DVD de films chinois pastiches de James Bond (mais avec des monstres en latex style X-Or) nous aidaient a passer le temps. Comme toujours, la plage se mérite !

Enfin arrivés a Sihanoukville, nous nous sommes mis a la recherche de notre pick-up et avons finalement découvert avec effroi qu'il s'agissait, en réalité, d'une modeste Honda 250. C'est donc parti pour 2,5 km de bonheur et d'angoisse posés sur cette machine de mort avec nos énormes sacs a dos. Estimation du poids total (3 personnes + 4 sacs...) : environ 240 kg ! Autant dire que ce genre de chevauchée vous rappelle a quel point vous tenez a la vie !
Comme un bonheur n'arrive jamais seul, nous avons été comblés par la découverte de notre guest house. En effet, nous avons pu assister au va-et-vient de jeunes créatures glossy a mini short fluo d'une chambre a l'autre de la pension... Et oui ! Nous avions atterris dans un hotel de passe ! Le tarif étant plus que raisonnable et l'emplacement stratégique, nous nous sommes accommodés des gloussements nocturnes répondant en écho aux cris des geckos, comme des pauses lascives et suggestives de nos hotesses a l'heure du petit déjeuner !

Mais fi de pudibonderie, nous sommes ici pour la plage et rien ni personne ne saurait nous détourner de ce vertueux dessein...
Sihanoukville ne présente guere d'autre intéret que son port industriel et ses plages. C'est la principale station balnéaire du pays.
Les plages d'Occheutal et Otress sont les plus fameuses. La premiere est un long croissant de sable blanc bordé de pins et de petites paillotes. Quasiment déserte en semaine, elle est noire de monde le week-end.
Parfois un peu sale, cette plage présente "l'avantage' de proposer un nombre incalculable de services aux vacanciers : boissons, nourriture, jet-ski, bouées,... prostituées (de tout age et de tout sexe...)! D'ailleurs, un francais d'origine cambodgienne, taxi dans le 13éme arrondissement de Paris nous a vanté la fraicheur et la compétence des filles du coin... Tout un programme !
En résumé, on flirte souvent avec le sordide... 

Nous avons donc trouvé refuge sur la plage d' Otress : une belle greve sablonneuse de plusieurs kilometres, calme, plutot propre et aux eaux translucides.

Notre séjour a Sihanoukville fut donc partagé entre le farniente a la plage et la dégustation de fruits de mer au barbecue.

La peur d'etre happés par la luxure ambiante (nous sommes si purs...) nous a poussé en direction de Kampot.


Cette petite ville endormie au bord d'une riviére est réputée pour son poivre fort et parfumé et pour son parc national abritant les ruines d'une ancienne station climatique francaise.
Le parc étant maintenant fermé au public, nous avons donc passé deux jours a flaner dans les rues de Kampot, sans doute la plus séduisante cité coloniale que nous ayons visité au Cambodge.

En effet, les vestiges du protectorat sont nombreux, tantot rénovés, tantot en ruine, ils donnent a la ville un charme anachronique qui rappelle les petites villes d'Afrique du nord. Les couchers de soleil sur la riviere y sont particulierement beaux et paisibles.
 
Bien reposés par l'ambiance nonchalante de Kampot, nous avons repris la route en direction de Kep a une vingtaine de kilometres.
Cette toute petite station balnéaire a été créée par les francais au début du 20eme siécle et était le lieu de villégiature favori de la bonne société (francais et khmers).
Les Khmers Rouges nourrissaient une haine toute particuliere pour cette ville. Ils l'ont donc simplement rayée de la carte. On peut encore voir aujourd'hui les vestiges de ce qui fut la Riviera Asiatique : maisons coloniales brulées, route de corniche rappelant la Cote d'Azur...
Kep se réveille tout doucement et les touristes apprécient son calme buccolique et son fameux marché aux crabes, au bord de l'eau ou l'on peut déguster, outre ces créatures a pinces, nombreux coquillages et crustacés...
Immanquablement, la douce Brigitte a accompagné chacun de ces succulents repas que nous avons pris a Kep !
 
La plage de Kep étant dépourvue de sable, de fond et d'hygiene, nous avons organisé avec notre sympatique guest house (Botanica) une journée d'excursion sur l'ile du Lapin, a 30 minutes de bateau seulement.

Cette petite ile dispose d'une superbe plage de sable doré ombragée par des cocotiers. On est quand meme loin de la plage de carte postale : l'ile au Lapin est trés authentique et il faut savoir partager sa serviette avec les vaches et les poules qui peuplent les lieux ! Bien entendu, nous faisons ici allusion aux stupides gallinacés qui peuplent aussi nos contrées, et non aux créatures au mascarat ayant bavé aprés une journée de dur labeur...

Aprés avoir fait le tour de l'ile, nous avons profité du soleil et de l'eau turquoise. Bonne surprise, nous avons retrouvé Nir et Ayelet, nos compagnons de route israéliens rencontrés a Banlung !
 

Ainsi s'acheve notre aventure cambodgienne. Des jungles du nord jusqu'aux plages du sud, en passant par les paisibles campagnes et les somptueux temples d'Angkor, le Cambodge nous a conquis.
Aprés de longues années de guerre civile, le pays s'ouvre rapidement au tourisme, parfois de maniere désordonnée mais toujours avec le sourire. Le peuple khmer est chaleureux et accueillant et vaut a lui seul de venir découvrir les richesses de ce trés beau pays.

Demain, nous rejoignons Phnom Penh afin de prendre notre avion pour Manille . A nous les Philippines !

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 09:34

 

Le jeu de mot est facile, mais il nous parait important de continuer a partager nos références culturelles pour illustrer au mieux ce CrazyAsiaticTour... C'est donc en compagnie de Francis (celui qui fait caca dans la cabane au fond du jarding) que nous allons vous conter notre visite de l'exceptionnelle et mythique Angkor...

Avant toute chose, sache, camarade voyageur, que pour voir Angkor, il te faudra casser ta tirelire ! En effet, si la ville de Siem Reap, porte d'entrée du site, offre hebergements et restaurants bon marché, Angkor posséde tous les ingrédients pour faire pleurer ta bourse... Nous avons opté pour un pass de 3 jours car le site s'étend sur plus de 400 km2. Visiter Angkor par nos propres moyens et seulement aidés de nos guides eut été une hérésie ! C'est pourquoi nous avons bourse délié et fait appel aux services d'un guide francophone ainsi que d'un tuk-tuk, rien que pour nous (et faute d'avoir trouvé d'autres francophones sur place pour partager les frais...). Pour ceux qui revent de visiter cette splendeur, sachez qu'a moins de 100 euros par jour, le reve peut se transformer en cauchemard ! Le ticket d'entrée represente a lui seul 40$ par personne, rajoutez 40$ par jour pour le guide (francophone... en anglais, c'est bien entendu moins cher ! - soupir- ) et 45$ pour 3 jours de tuk-tuk. Mieux vaut prevoir son sandwich, car les gargottes sur le site sont tout simplement hors de prix.
En resumé, Angkor se mérite et s'organise en connaissance de cause.
Cela dit, sa réputation de "huitiéme merveille du monde'' est amplement méritée. Loin de nous l'idée de vous lister toutes les merveilles d'Angkor, nous vous proposons donc une petite visite des 4 temples les plus remarquables.

Tout d'abord, Angkor Thom.
C'est une citée fortifiée qui s'étend sur 10km2 et fut construite dans la premiere moitié du 12eme siecle. Elle comporte différents éléments dont des temples, des bassins ou des douves et une immense esplanade composée de deux terrasses : la terrasse du roi lépreux et la terrasse des éléphants. Elles sont ornées de sculptures et de bas reliefs dans un excellent etat de conservation et relatent les récits de l'épopée khmer (guerres, conquetes, symbolisme religieux etc...)
  

Le temple le plus célebre de la cité de l'Angkor Thom est le Bayon.

De loin, il ressemble a un tas de rochers sans forme. Il faut rentrer dans le temple et grimper au troisiéme niveau pour en apprécier la splendeur et le mystére. On distingue alors les 54 tours dont chacune est ornée de quatre visages du Bouddha (ayant pris les traits de l'egocentrique roi Jayavarman VII).
D'oú que l'on soit, on se sent observé par des centaines de visages au sourire énigmatique...

Le temple comporte aussi de superbes bas relief d'un grand raffinement représentant les batailles et les conquetes du roi batisseur.
 

Ecrasés par la chaleur, nous avons sollicité notre tuk-tuk pour rejoindre le temple suivant, mais apres une petite pause déjeuner !
Au menu, nems, nouilles gluantes et... amok de poulet, plat cambodgien par excellence servi dans une noix de coco fraiche !

Repus et réhydratés, nous avons alors repris le tortueux chemin escarpé de la culture...

Etape suivante : le mythique Angkor Vat, symbole national du Cambodge, dont la silhouette se retrouve partout, du drapeau du pays a l'étiquette de la biere, en passant par la déco intérieure des guest house !

C'est le temple le plus grand, le plus saisissant et le mieux conservé d'Angkor. Entouré de gigantesques douves de plus d'1,5km de coté, c'est un temple hindouiste dédié a la trinité Vishnou - Shiva - Brahma. C'est un temple surélevé dit "temple-montagne", symbole du mont Méru, résidence des dieux.
Datant du douziéme siécle, il se caractérise par la beauté de ses bas reliefs qui s'étirent sur plus de 800 metres ! Ces derniers représentent des scenes religieuses ou de guerre. La visite est époustouflante, non seulement par la longueur des murs sculptés mais aussi grace a la finesse de réalisation et le souci du détail de chaque élement.
  
Vous comprenez maintenant le titre de cet article : Angkor et Angkor, référence du meilleur gout a notre chansonnier a moustaches et a l'accent fleurant bon le cassoulet...
Nous nous devions de saluer celui qui, dans son domaine, a su ciseler la langue avec la meme finesse... Mais revenons a nos brebis...

Une des spécificités d'Angkor Vat est la présence de sculptures représentant des danseuses célestes (rien a voir pourtant avec le prénom de la femme de Babar) : les Apsaras.
Ces créatures finement représentées sont une ode a la délicatesse, a l'élégance et au raffinement... A ne pas confondre donc, avec la plantureuse Apsara du Crazy Horse plus connue sous le nom de... Lova Moor (hé oui... Angkor et toujours !).

Autre temple remarquable et célebre : le Ta Phrom.

C'est un des temples les plus connus car il est totalement envahi par une végétation tropicale particulierement vorace... et destructrice ! Au milieu de la jungle, on découvre ces ruines telles qu'elles sont apparues aux premiers explorateurs.

L'enemi principal du Ta Phrom est le fromager. Cet arbre possede d'énormes racines qui enlacent les édifices de toute part et ce, jusqu'á en faire exploser les structures.

Cela dit, ce n'est pas vraiment  l'ambiance Indiana Jones, mais plutot celle de Disney Land qui régne sur les lieux. En effet, le site est enseveli sous des centaines de touristes (principalement asiatiques) particuliérement effrontés et plus occupés a flatter leur orgueil en posant devant les ruines qu'a savourer l'atmosphére étrange et envoutante de ce temple unique.

 
Dernier temple : le Banteay Srei.

Joyau de l'art Angkorien, ce petit temple dédié a Shiva présente la particularité d'etre taillé dans un gres rose. Datant de 967, il est trés bien conservé et comporte de somptueux décors sculptés parmis les plus beaux que nous ayons observés a Angkor.

Les tours de ce temple sont ornées de fabuleuses sculptures représentant des divinités, ainsi que de splendides bas reliefs.
Malraux, lui meme ne s'y était pas trompé puisqu'en 1923, il a volé des statues et un fronton ce qui lui valut moult problemes avec le Cambodge. Le Général de Gaulle ne fut pas rancunier puisque par la suite, ironie du sort, il le nomma ministre de la culture !
 
Voici donc pour les temps forts de la visite. Il y a encore de nombreuses splendeurs qui ont comblé notre soif de découverte, mais il serait long et peu palpitant de tout vous conter...

Sachez tout de meme que la restauration d'Angkor est principalement financée par le mécennat international depuis le classement du site au patrimoine mondial de l'UNESCO. Les principaux contributeurs-restaurateurs sont européens (France, Italie, République Tcheque, Allemagne) ou asiatiques (Japon, Chine, Inde).

Angkor a été une étape fabuleuse. Trois jours n'étaient pas de trop pour en apprécier les splendeurs a un rythme raisonnable.
La chaleur n'aura pas eu raison de nous, meme si, certains soirs c'est avec les jambes et les paupiéres lourdes comme des bouteilles de butane que nous avons rejoint notre sympathique guest house (Family Guest House - bonne adresse !). Car, bien entendu, nous ne pouvions pas dormir chez la dame de Haute-Savoie.

Pour oublier Francis et ne retenir que le meilleur d'Angkor, il nous faudra bien huit jours de repos sur la cote sud du pays avant de rejoindre les Philippines. Départ demain matin a 6 heures pour Sihanoukville !

Bonus vidéo :
Quelques moments jungle dans un autre tres beau temple que nous n'avons pas détaillé : le Preah Khan.
Pensez a mettre le son pour savourer les bruits de la foret tropicale !


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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 11:12

Sur la route d'Angkor, nous nous sommes arretes une journee a Battambang, deuxieme ville du pays. Cette petite bourgade presente peu d'interet ormis la visite de la campagne alentour... Mais nous, la campagne, on aime trop ca !

C'est donc des notre arrivee que nous avons concocte, avec un tuk-tuk de passage, le programme de cette journee placee sous le signe de la ruralite.

La principale curiosite de la region est le train de bambou qui permet aux habitants de relier des villages non desservis par la route en utilisant l'antique voie de chemin de fer leguee par le protectorat. Mais des trains, il n'y en a point en dehors d'une vieille micheline qui relie Battambang a Phnom Penh 2 fois par semaine... en plus de douze heures ! Alors, pour optimiser les rails, on peut se deplacer sur d'originaux engins : les bamboo trains ! Il s'agit d'une plateforme en bambou posee sur deux boggies d'anciens wagons, le tout etant tracte par un moteur de recuperation (bruyant 7 CV de motoculteurs, le plus souvent).

L'absence d'aiguillage impose le demontage complet de l'un des deux engins lorsque deux bamboo trains se rencontrent sur la voie unique ! Une regle s'applique alors pour determiner lequel des deux doit etre demonte : c'est le moins charge qui doit se devouer (sauf si une moto est embarquee).
N'etant que deux passagers, nous avons donc experimente le demontage-remontage de notre carrosse a plusieurs reprises !
Cette experience rigolote nous a permis de traverser de jolis paysages de campagne et de visiter une manufacture de briques. Assis en tailleur sur cette sommaire plateforme, nos fondements ont ainsi pu verifier l'age canonique de la voie ferree dont chaque jonction de rails provoquait de puissantes vibrations dignes de la version luxe du Sport-Elec de Madame Lova Moor...
En bonus, et parce que nous ne reculons devant aucun sacrifice, vous trouverez une petite video du Bamboo Train au bas de cet article... Allez, c'est cadeau ! (mais carrement galere a charger depuis ici !)
 
Le fessard raffermi par cette promenade, nous avons enchaine avec la visite des pagodes surplomband la campagne du haut d'une petite colline ou un jeune guide de 7 ou 9 ans nous a escorte. Ce charmant bambin n'a eu de cesse de nous demander toutes les 10 minutes si nous n'étions pas trop fatigues... Les enfants de ce pays sont decidemment bien mal eleves : ils ne respectent meme plus les vieilles personnes.
Apres un bon plat de nouilles au pied de la colline, nous sommes partis vers les ruines d'un ancien temple du XIeme siecle.

C'est en chemin (bien poussiereux, le chemin...) que nous avons eu LA revelation...
En effet, nous avons pu assister a la fabrication artisanale de feuilles de riz. Oui, celles-la meme qui entourent les nems (la base de notre alimentation - avec les nouilles).
Le procede est interessant et la technique est toute simple. A partir de farine de riz melangee a de l'eau, cette pate liquide est etendue comme une crepe sur un linge pose sur une rechaud produisant de la vapeur. Apres quelques secondes de cuisson, cette crepe de riz est prelevee puis mise a secher au soleil sur un cadre en bambou. Desormais, nous ne regarderons plus JAMAIS nos rouleaux de printemps ni nos nems de la meme facon.
 
La semaine prochaine, nous vous presenterons peut-etre le second volet de notre serie "les mysterieuses revelations culinaires du CrazyAsiaticTour" : qu'y a t'il vraiment a l'interieur d'un nem ?...

Avant de rentrer a notre Royal Hotel (a 7$ la chambre avec Soeur Therese.com sur TV5MONDE, c'est effectivement royal !), nous avons visite une autre curiosite, industrielle cette fois : l'ancienne usine Pepsi-Cola de Battambang.
La firme avait effectivement implante une usine d'embouteillage a la sortie de la ville. Mais en 1975 le regime des Khmers Rouges ayant fait stopper la production, les investisseurs ont fuit et l'usine est tombee dans l'oubli. On peut la decouvrir aujourd'hui dans le meme etat que le jour ou les proprietaires americains ont du l'abandonner.
 
N'ayant pas la garantie d'une production locale de qualite de la fameuse boisson gazeuse aux extraits de plantes, par precaution, nous avons opte pour une Angkor Beer pour clore cette chaude et intense journée.


Nous commencons a potasser nos guides afin d'etre prets des demain, et pendant quatre jours, a arpenter les fabuleux temples d'Angkor...

 
Bonus :

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 12:37

Enfin ! Nous retrouvons avec une certaine excitation le bruit (et l'odeur...), la pollution et la circulation demente d'une ville digne de ce nom ! Notre bus nous a debarque a son terminus, boulevard Charles de Gaulle et nous avons rejoins a pied la Dragon Guest House (tenue encore une fois par des...chinois !).
Plonges dans une sorte d'etuve, nous comprenons que nos quatre jours a Phnom Penh seront places sous le signe de la sudation intense.

C'est donc en eau que nous prenons possesion de notre chambrette aveugle mais dote d'une micro television diffusant TV5Monde notre desormais chaine fetiche !
Notre chambre s'agrement egalement d'un doux parfum d'eegout qui nous accompagne du coucher au reveil... Ce leger desagrement est cependant tres largement compense par le restaurant terrasse avec vue sur la rue Phnom Penhoise (orth.?) et la sympathie de nos hotes (sans meme parler du prix derisoire de 6$ - conforme a notre budget).


Notre premiere demarche est de nous rendre a l'ambassade des Philippines afin d'obtenir notre visa, pour la prochaine etape dans 3 semaines. Les services consulaires n'etant pas tres nerveux, nous sommes obliges de prolonger notre sejour dans cette chaude capitale avant d'obtenir le precieux sesame. Ceci etant fait, nous nous sommes lances a velo a la decouverte de la ville, et ce malgre la circulation chaotique(car ca yest, au bout de 3 mois, nous sommes devenus de veritables guerriers du bitume !). 


Equipes de masques de chirugien (tres en vogue ici) pour nous proteger des effluves de gasoil et de la poussiere, telles deux petites soubrettes hospitalieres chevauchant la petite reine, nous commencons la visite par le palais royal et la pagode d'argent.

Le site est un ensemble d'edifices religieux dedies a la monarchie. Le palais est tres elegant et sa richesse contraste avec la pauvrete visible dans la rue.

La Pagode d'Argent, elle aussi construitte dans un foisonnant style traditionnel khmer, possede un sol compose de centaines de dalles en argent massif (1kg chacune). Entre les deux batiments, une petite incongruite : le pavillon Napoleon III, construit a l'origine pour recevoir l'imperatrice Eugenie lors de l'inauguration du Canal de Suez. Il fut ensuite offert par l'empereur au roi du Cambodge.



Pour nous recompenser de l'effort physique a velo, nous faisons une pause dejeuner dans un restaurant cree par une ONG pour former aux metiers de la restauration de jeunes orphelins du pays.

Ainsi, chez Friends, nous avons goute une cuisine savoureuse (boulettes de boeuf caramelisees au miel, poulet a la mangue et noix de cajou, ananas caramelise et son sorbet au piment...) et beneficie d'un service souriant et impeccable.

Accables par la chaleur, nous nous dirigeons vers le musee national esperant y trouver un peu de fraicheur. C'est un tres bel edifice construit par les francais dans le style khmer. Il abrite de superbes collections venues principalement d'Angkor et constitue une bonne introduction a notre future visite du site.
Helas, de fraicheur nous n'avons point trouve, le musee etant depourvu de climatisation et les ventilateurs etant en cours de remplacement...

Epuises et degoulinants comme de vieilles blouses d'infirmieres victimes de patients incontinents, nous nous refugions a notre hotel car nous devons nous economiser pour la suite.

Le lendemain, apres une moite nuitee, nous avons visite le musee du crime genocidaire. Passage obligatoire de tout voyageur a Phnom Penh, la visite est eprouvante.
Les khmers rouges avaient requisitionne cet ancien lycee pour le transforme en centre d'extermination de la population. Les salles de classe furent transformees en salle de torture, cellules individuelles ou collectives reparties entre les differents batiments. Certaines de ces pieces conservent envcore le materiel utilise pour les seances de sevices, toutes plus effroyables les unes que les autres.

Plusieurs salles exposent des photos des victimes avant leur execution (et parfois apres, ultime marque de cynisme du regime de Pol Pot). Dans d'autres salles, on decouvre des photos et des interviews d'anciens khmers rouges repentis expliquant qu'eux aussi avaient ete victimes d'une l'ideologie du regime. Les photos boulversantes ne sont pas sans rappeler l'histoire europeenne.

Decidemment, de la Shoa aux khmers rouges, en passant par Srebrenica, la tentation genocidaire est malheureusement une constante du XXeme siecle. Tout cela nous rappelle que l'histoire peut basculer et que notre vigilance doit rester intacte a l'heure ou, dans nos societes, le nationalisme revient en force et s'accompagne d'une banalisation de l'intolerance.

Pour nous aerer l'esprit , le reste de notre sejour fut consacre aux nombreux attraits de la ville, en particulier ses marches et son architecture coloniale.
La ville compte differents marches couverts dans lesquels regne une effervescence au moins proportionnelle a la chaleur des allees.


L'un d'entre eux, le marche russe est un immense dedale d'allees occupees par des montagnes de marchandises ou les articles de contrefacons cotoient les stands de soupes et de grillades ! C'est ici que l'on peut egalement trouver des produits de marques a des prix defiant toute concurrence (de nombreuses entreprises comme GAP et autres Billabong ayant delocalise leur production dans la region).

Plus au nord, le marche central occupe un gigantesque edifice Art deco construit sous le protectorat. Il recelle de nombreux etals de viandes, de fruits et de legumes et stimule tous les sens. Entre deux stand de joailleries, on peut trouver l'incontournable durian (fruit au parfum de fosse septique dont raffolent neanmoins les asiatiques), mais aussi des friandises pour le moins... surprenantes ! Comme vous pouvez le voir sur la photo, il y en a pour tous les gouts : blattes geantes sautees a l'huile, criquets grillees ou araignees frites ! Une experience extreme a laquelle nous ne nous sommes pas pretes...


Enfin, pour ne pas oublier que nous sommes toujours dans l'ancienne Indochine, nous avons arpente les rue de Phnom Penh a la recherche de ses vestiges coloniaux. Ces derniers, temoins d'une epoque revolue, sont nombreux et conferent a la ville un charme desuet et emouvant.

L'envie de l'AnGkor Beer se faisant sentir, nous avons fait une pause fraicheur au bord du lac de la ville, qui s'avere bien aere.

Cependant, ce quartier decrit comme celui des routards par le guide du meme nom, est peuple de fumeurs de joints et de radasses aguicheuses particulierement vulgaires. L'endroit est vraiment degueu et notre seance biere fraiche fut troublee par les avances outrancieres et plus qu'explicites que nous avons subi de la part de petites catins aux levres glossy qui sucotaient leur doigt avec gourmandise.... 
Fuyant ce lieu frais aux delicieuses effluves de marijuana, mais definitivement trop vulgaire (ce qui ne nous ressemble bien evidemment pas) nous reprenons notre route...

Avant d'aller recuperer nos visas, nous nous attablons au bord du fleuve afin de deguster un repas de crabe et de fruits de mer... Un delice !


Ayant finalement compris que la seule regle de circulation a Phnom Penh etait... qu'il n'y en a pas (motos a contre sens, absence de priorite, etc...), nous reprenons nos velos et nous engouffrons dans le traffic direction l'ambassade des Philippines. Le trajet n'est pas tres long mais la chaleur suffocante (de plus, avec un masque de chirurgien sur le nez, le menton goutte !) et la selle en skai de nos velos provoque une etonnante sudation tres localisee (cf. photo du maillot jaune a la ligne d'arrivee).
Nous rejoignons donc au plus vite la fournaise de notre chambre de la Dragon guest house pour une douche salvatrice.

La journee est deja bien entamee. Pour la terminer en beaute, nmous nous octroyons une petite seance de massage Shiatsu dispensee par des masseurs aveugles de la Seeing Hands Association, un vrai moment de volupte.

Vous l'aurez compris, nous avons aime Phnom Penh, meme si la ville ne se livre pas au premier abord. Il est deja temps de refaire nos sacs car demain matin, nous partons pour Battambang.


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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 14:28

                       
Apres un interminable trajet en bus nous sommes arrives a Kompong Cham, une petite bourgade animee au bord du Mekong, a 130 Km de la capitale. Tout au long du voyage, nous avons subi jusqu'a la nausee la diffusion de sketchs comiques locaux particulierement bruyants et hysteriques qui auraient pu faire passer Patrick Sebastien pour un roi du rire...

C'est donc avec soulagement que nous avons pose nos sacs a notre hotel, un enorme complexe bati en bord de fleuve par des chinois, et dont les couloirs gigantesques auraient pu sans faillir contenir tout un convoi de crazybus...
La petite ville de Kompong Cham ne possede rien de reellement inoubliable : quelques maisons de negoce francaises bordent les rues envahies de commerces tenus par des chinois, et l'animation se concentre au sein de son marche particulierement riche en effluves plus ou moins delicates.
 
Par contre, la campagne alentour est de toute beaute, et les occasions de ballades ne manquent pas.
Initialement decides a contacter un guide francophone dont nous avions trouve les coordonnees, nous avons finalement decouvert la region a bord du tuk-tuk de M. KHIN, un guide certes anglophone mais particulierement sympathique et efficace.

Tout au long de ces deux journees, nous avons pu aborder un autre aspect du Cambodge, a travers des paysages magnifiques et des habitants d'une gentillesse exceptionnelle.
Les environs de la ville sont parsemes de temples et de pagodes remarquables quoiqu'en ruine. Le Vat Nokor en est un exemple, cet ancien temple initialement dedie a Vishnou et converti par la suite au bouddhisme nous donne un avant gout des temples d'Angkor que nous visiterons dans une dizaine de jours.
      
Les petites routes que nous avons empruntees etaient particulierement buccoliques. Nous avons traverse des rizieres parsemees de palmiers a sucre, des champs ou paissent les troupeaux, et meme un ancien aerodrome construit par les americains, vestige de la guerre du Vietnam.
 
Nous visitons egalement une ile sur le Mekong accessible a la saison seche par un pont de bambou reconstruit chaque annee a la fin de la mousson. La construction bien qu'artisanale permet neanmoins aux pecheurs et agriculteurs musulmans d'acceder a la cite. Nous avons croise de nombreux velos, motos et autres carrioles tirees par des chevaux sur ce pont plus solide qu'il n'en a l'air !
 
En chemin, nous avons visite un petit village ecotouristique. Dans ce dernier, une ONG nommee ''AMICA'' permet aux villageois tres pauvres de maintenir des traditions ancestrales comme le tissage des kramas , sorte de grand rectangle de coton typiquement khmer, ou encore la production artisanale de sucre de palme.
 
Nous avons pu observer les tisseuses a l'ouvrage sur de vieux metiers a tisser, ainsi qu'un producteur de sucre de palme a la technique particuliere... Nous avons goute son sucre, sorte d'epaisse creme friable (oui c'est un peu dur a imaginer...) a la saveur rappelant celle de la confiture de lait !
On peut acheter les produits confectionnes au sein de ce village dans la petite boutique d'AMICA. Les benefices sont ensuites repartis entre les habitants, et une partie sert a financer un programme educatif pour les enfants du village qui peuvent des lors beneficier de cours de Khmer, d'anglais et de francais. Une initiative a encourager, permettant d'instaurer une economie equitable et durable respectant les savoirs-faire des populations en ameliorant leur niveau d'education.
L'apres midi fut consacre a la decouverte des rizieres entourant la ville. Apres quelques kilometres sur une route magnifique bordee de petits villages de maisons sur pilotis, nous decouvrons ces plantations declinant toute les nuances du vert , et observons le laborieux travail de cueillette des paysans.   
Pour terminer la journee, nous avons decide de profiter du coucher de soleil sur le Mekong depuis le sommet d'un phare construit par les francais a l'epoque du protectorat, et dont la silhouette mauresque aux tons rose fushia detonne quelque peu dans le paysage ! La montee est bien rude, les escaliers etant particulierement raides, et totalement depourvus de tout systeme de securite... Cela dit, le point de vue au sommet vaut bien une petite ascension aux genoux flageolants! Il etait grand temps d'aller se rafraichir avec une petite biere, d'autant que cela nous a permis de rencontrer Mr Vannat, le guide francophone avec qui nous avons eu une conversation passionnante au sujet du protectorat francais et des traumatismes infliges a son pays par le regime des Khmers rouges. Une belle lecon d'histoire et de courage ( Mr Vannat est le seul survivant de sa famille). Nous croiserons plus tard la fille de ce dernier, Chenda, qui nous expliquera dans un francais parfait comment elle prend le relai de son pere aupres des touristes et pourquoi l'apprentissage du francais lui semble si important dans les pays de l'ancienne Indochine... Une belle et sympathique rencontre.

La journee s'est terminee en beaute, car, confortablement loves dans nos lits defonces, bien fatigues de nos peregrinations, et la tete pleine de belles images, nous avons deguste grace a TV5MONDE un divin echantillon de la production televisuelle francophone. En effet, nous avons ete gates par un episode particulierement somptueux de Soeur Therese.com (petite pensee pour Guilhem et Bernard qui doivent etre fous de jalousie), et d'un numero totalement decadent de Fort Boyard avec les talentueusissimes Chantal et Samantha  (avec leurs perruques)! En resume, une soiree placee sous le signe de la culture...

Pour notre derniere journee a Kompong Cham, M. KHIN, notre guide nous a fait decouvrir des champs de lotus ! La encore, les paysages sont d'une grande douceur, les etranges fleurs de lotus ponctuant de taches roses les etendues vert tendre de la campagne.
Enfin, nous avons effectue un long trajet a travers des petits villages ou nous avons fait le plein de sourires. Les enfants nous gratifiaient de joyeux ''Hello'', entre deux passages de buffles sur la piste poussiereuse nous conduisant a une tres ancienne pagode de bois, oubliee des autorites et laisse a l'abandon.
En chemin, nous croisons plusieurs fetes tres colorees (le samedi semble etre le jour des mariages!!), et traversons de tres belles plantations d'hevea. Une veritable partie de campagne nous permettant d'apprecier au mieux la douceur de la campagne cambodgienne et la grande bonte de ses habitants.
 
Mais il nous faut redescendre sur terre ! D'autant que l'appel de la cite se fait sentir, nous n'avons pas traverse de ville digne de ce nom depuis Bangkok, et c'est donc avec impatience que nous rejoindrons demain Phnom Penh...
                 

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 12:04


C'est parti ! Apres un court trajet en minivan nous voici enfin au poste frontiere. Sur une longue route ecrasee de chaleur, nous passons deja le poste laotien et nous acquittons d'un ''pourboire'' de 1 $ pour obtenir le coup de tampon nous permettant de quitter le territoire. Meme scenario cote cambodgien, un petit billet et nous voila partis !
Pour notre premiere etape, nous decidons de nous rendre dans le nord-est du pays, dans la region du Ratanakiri, un coin qui reste hors des sentiers battus du fait de sa relative difficulte d'acces.
Nous rejoignons d'abord la petite ville de Stung Treng ou logiquement nous devrions attraper une correspondance pour la capitale de la region: Ban Lung.
On nous debarque dans un petit resto au millieu de nulle part et on nous invite a attendre... Apres avoir ingurgite un plat de nouilles sautees et sympathise avec d'autres voyageurs, americains et israeliens, nos regards sont soudainement captes par des cigarettes en vente de la marque '' Alain Delon" avec pour slogan "Le gout de la France'' !

On croit rever ! Notre vieille chose nationale propulsee au rang de revelateur gustatif des saveurs de la France ! Si les industriels du tabac l'avaient vu sur scene aux cotes de la toujours semillante quoique fletrie Mireille Darc Vador, nul doute qu'ils auraient compris que le gout de la France, ce ne peut etre que ''Carlita''...
 Mais nous nous egarons, revenons a nos moutons... C'est donc l'oeil torve et le corps ruisselant de sueur que nous fixons l'horloge pour constater le retard de notre dilligence. A 15h30, enfin, nous prenons place dans un bus ma foi plutot confortable, et nous delectons a l'avance des 5 heures de route qui nous attendent.
Helas, de route, nous n'avons que trop peu emprunte. Au bout d'une heure nous nous engageons sur une piste cahoteuse et poussiereuse au milieu de la foret... Trajet un peu eprouvant mais paysages sympathiques, entrecoupes de petites pauses pipi dans des  villages ou on peut aussi se goinfrer de cacahuetes fraiches !
A la nuit tombee, nous arrivons enfin a Ban Lung, bien cracra et ankyloses. Nous jetons notre devolu sur un grand hotel a la lisiere de la ville, tenu par des chinois tres portes sur la boisson (le premier diner sur le resto-terrasse de l'hotel s'etant tres rapidement transforme en bacchanales...).
Lors de ce memorable repas, nous planifions notre journee du lendemain avec  Vuthy le jeune rabbateur qui nous attendait a l'arret de bus... Rendez-vous est pris pour une viree en moto-dop (moto taxi) a la decouverte des merveilles naturelles de la region : de belles chutes d'eau et surtout un lac de cratere repute pour la beaute de ses eaux...
Le lendemain matin, apres le petit dejeuner , nous voici installes comme de veritables Bikers sur les engins demoniaques de nos conducteurs.

C'est la premiere fois que nous voyons la ville de jour et nous ne sommes pas decus du spectacle : une unique piste, defoncee et poussiereuse de couleur rouge traverse la localite, donnant l'etrange impression de nous retrouver dans un western chinois (ces derniers ont en effet massivement investi dans les hotels et les restaurants...).

Nos chauffeurs se montrent prudents et la ballade s'avere finalement agreable, meme si au bout de quelques minutes nous nous retrouvons recouverts de terre battue rougeatre, comme si nous avions force sur la terracotta avant une soiree decadente...

  
La visite des chutes est un peu decevante car ces dernieres sont bien mois impressionnantes que celles que nous avons explore au Laos.


Un petit tour par le marche local nous redonne des couleurs malgre l'aspect etrange de certaines preparations vendues sur les stands et la quantite impressionnante de mouches ! C'est donc avec hate que nous rejoignons le but de notre presence dans cette contree recule : le lac de cratere de Boen Lang.

  
Arrives sur place, nous retrouvons nos compagnons de route israeliens et decidons de partager une petite biere avant d'aller offrir nos corps d'ephebes a la fraicheur de ce lac legendaire. Au passage, rendez-vous est pris pour une visite prochaine en Israel avec ce jeune couple fort sympathique !


C'est donc apres une courte marche dans la foret que nous arrivons au ponton sur le lac. Le spectacle nous laisse sans voix : l'etendue d'eau forme un cercle parfait, entoure d'une epaisse jungle ! Sans attendre plus longtemps, nous nous jetons a l'eau pour une des baignades les plus inoubliables de nos courtes existences ! L'eau est d'une clarte impressionnante et sa temperature est un regal. Nous nageons dans un environement de toute beaute, entoures de vegetation, dans le silence de la nature, a peine trouble par les cris d'oiseaux tropicaux !

En bref, un moment ''Tarzan'' des plus exquis, la longue route pour venir jusqu'ici en valait la peine, et profiter de ce lieu vierge de toute influence touristique est une experience que nous n'oublierons pas de si tot.

De plus, Vuthy , notre jeune guide anglophone autodidacte fut une agreable et divertissante compagnie ! Hyper dynamique et prolixe a toute heure de la journee, chanteur a ses heures au bord du lac ou a moto (il est fan de karaoke comme beaucoup ici), il fut surtout tres sympa et efficace.

La journee s'est donc terminee sereinement. De retour a notre hotel et apres nos adieux a notre jeune guide qui semblait vraiment surexcite comme sous l'effet de substance illicites, nous planifions notre depart pour le lendemain matin en direction de Kampong Cham, une petite bourgade a la campagne a moins de 150 km de la capitale...

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Accueil du Crazy Asiatic Tour


Le projet :
- Un congé sabbatique de six mois du 1er novembre 2008 au 5 mai 2009
- Un déménagement avec meubles et chat confiés à la famille et aux amis
- Un périple à deux en asie du sud-est puis aux USA (histoire de faire le tour du globe)
- Des "Guests" attendus à certaines étapes (mais chut...!)
Les contributeurs :
Françoise (Cat sitters) et Céline (Taxi cat), Pierre, Francine, Marie-Rose et Jean-Marie (facteurs et garde-meuble), Philippe et Manu (hospitalite et logistique parisiennes), Babette (aide professionnelle, bonne humeur et generosite)

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Pour connaitre les étapes de notre voyage, découvrez le parcours que nous avons prévu dans la rubrique >
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Ensuite, vous pourrez suivre nos aventures au fil de l'eau. Depuis là-bas, nous mettrons en ligne photos et impressions au travers des articles ci-dessous. De votre côté, laissez-nous vos commentaires... ou preparez votre voyage en puisant des infos dans les rubriques >Budget ou >Liens, Bons plans et copinage !




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Stéphane 
(Crazy Bus Tour operator)

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TANTE VÉROCe blog et notre projet sont dédiés à Véro (notre "Vieille Tante") en hommage à sa joie de vivre, son altruisme et son goût des voyages (de toutes sortes...). Nul doute qu'elle nous accompagnera tout au long de cette aventure, et bien plus encore. Nous tenterons alors d'être à la hauteur de la leçon de vie qu'elle nous a délivrée.

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