17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 08:42
Après les soins de l’esprit, voici venus ceux du corps… Notre objectif à Beppu est de découvrir les plaisirs chauds et variés de cette ville thermale réputée pour la diversité et la variété de ses bains.

Beppu se trouvant sur l’ile de Kiushu au sud de l’archipel, nous avons fait une étape d’une nuit à Hakata/Fukuoka, la dynamique et agréable capitale de l’ile.

Dès le lendemain, arrivés à Beppu, nous partons gouter à notre premier bain de sable chaud. Pour ce faire, nous empruntons les bus municipaux… dont l’usage devient complexe lorsque l’on ne maitrise pas les idéogrammes japonais !  C’est donc guidés par notre bonne étoile que nous sommes arrivés aux bains de sable Shonin-ga-hama.

Situé sur une plage, l’établissement fait face à l’océan et aligne deux grands bac à sable chauffés par les eaux de sources à 65 degrés. Après avoir revêtus pour seul vêtement le yukata fourni, on nous allonge dans une tranchée, puis le personnel nous enseveli des pieds jusqu’au menton. La première sensation est un écrasement due au poids du sable humide sur tout le corps. Puis une douce chaleur nous envahit, le corps se détend, se relaxe en écoutant le bruit des vagues toutes proches et on finit par s’assoupir. Au terme de 20 minutes, deux mots d’anglais : « Good morning » signalent la fin de la séance. Il faut maintenant s’extraire de cette gangue de sable pour aller se rincer et plonger avec délice dans un onsen brulant. Un moment bien agréable mais qui ramollit durablement !


Les bains de sable ne sont pas la seule spécialité de Beppu. Au nord de la ville le onsen Hoyolando propose d’incroyables bains de boue en plein air. C’est donc parti pour une balade quéquette à l’air au milieu des arbres et de bassins divers.

Pour commencer, il faut se rincer, mais sans savon (cela amenuiserait les effets curatifs). Vient ensuite un bain dans un premier bassin à l’eau trouble et soufrée ayant pour fond sonore le gargouillis irrégulier des bulles qui éclatent.  Une fois habitué à l’odeur d’œuf pourri, on se dirige alors vers les bassins naturels de boue dans lesquels on s’immerge avec délice et prudence (ca glisse). La boue est chaude, douce, sensuelle… Mais arrêtons là ce descriptif, cela devient indécent, nous sommes nus, rappelons-le !

Après ce moment Rika Zarai, notre peau à retrouvé l’éclat de sa jeunesse lointaine et nous sommes particulièrement détendus. Nous terminons notre parcours beauté par un bain de vapeur suivi d’une généreuse immersion dans l’eau glacée.

Bien que passablement fatigués par cette débauche de bains, nous faisons une halte en enfer… Les enfers sont les sources chaudes qui émergent du sol en gros bouillons avec des effets visuels inattendus. La ville en compte huit. Nous décidons d’aller observer l’enfer de la piscine de sang, le nom nous ayant beaucoup plus !

C’est un bassin rouge orangé fumant entouré d’une végétation subtropicale qui s’y développe grâce au microclimat créé par la chaleur des sources volcaniques.

Après avoir profité d’autres onsen, nous quittons Beppu, non sans avoir réiteré l’expérience du bain de sable dans un établissement datant de l’ère Meiji.


Après ces deux jours épuisants (mais alors…vraiment !) l’effet des bains mais surtout l’odeur sont tenaces ! Transpirant le souffre par tous les pores de notre peau, nous retournons en train sur l’ile de Honshu en direction de Hiroshima.

Arrivés dans cette ville prospère et accueillante, au lourd passé, on est tout d’abord marqué par son dynamisme et sa modernité. Hiroshima est construite sur plusieurs petites iles, c’est une ville très agréable et paisible. Elle est traversée par de nombreux bras de rivières et le parc du Mémorial de la paix lui donne ce qu’il faut de verdure au milieu des buildings et des grandes allées commerçantes.

Nous avons commencé notre visite en traversant le parc du Mémorial dans lequel se trouve le Monument des enfants pour la paix. Comme toute la ville, ce site est un lieu particulièrement visité par les collégiens venus de tout le pays. L’endroit est particulièrement émouvant.

Cette sculpture est entourée de vitrines contenant des milliers de grues en papier plié. Elle est inspirée par l’histoire de la jeune Sadako Sasaki. Atteinte d’une leucémie à l’âge de 10 ans, séquelle de l’explosion  de la bombe atomique, Sadako avait fait le vœu de fabriquer 1000 grues en papier plié. Au Japon, la grue est symbole de longévité et selon la tradition, celui qui réalise cet acte voit ses vœux se réaliser. La jeune fille mourut avant de parvenir à son objectif et ce sont ses camarades de classe qui réalisèrent les grues manquantes. Cette histoire créa une vague de pliage de grues dans tout le pays, aujourd’hui elles continuent à être envoyées à Hiroshima.


Sur la rive juste en face, se dresse un autre lieu bouleversant : le dôme de la Bombe A.

Ce vestige d’un des plus beaux bâtiments public de la ville est le symbole de la destruction d’Hiroshima. Le 6 aout 1945, la bombe A  a explosé juste au dessus, rasant toute la ville en ne laissant que la structure du dôme et tuant plus de 140.0000 personnes.

La catastrophe ainsi que son contexte historique sont remarquablement mis en lumière dans l’excellent Musée du Mémorial pour la Paix. Ce lieu retrace avec précision la situation du Japon en 1945, ainsi que (entre autre) les motivations qui poussèrent les américains à utiliser la bombe atomique : accélérer la reddition du Japon, mais aussi parfaire leurs connaissances scientifiques sur l’énergie nucléaire.

A cette fin, la ville de Hiroshima, sous les ordres du commandement américain fut moins bombardée que le reste du pays, afin de pouvoir recueillir le plus d’informations possibles sur l’explosion ! Un cynisme qui fait froid dans le dos d’autant qu’ayant assisté à l’anéantissement de Hiroshima, ils n’hésitèrent pas à larguer une seconde bombe encore plus puissante sur Nagasaki trois jours plus tard.


La dernière partie de la visite expose les conséquences à long terme de l’exposition aux radiations sur les habitants de Hiroshima, qui ont développé cancers et autres pathologies pendant des décennies après l’explosion.

Aujourd’hui, la ville de Hiroshima veut porter un message universel de paix et milite pour le désarmement nucléaire de la planète (vaste mais nécessaire programme). Les vestiges de l’explosion qui parsèment ce parc de la Mémoire sont autant de symboles rappelant pour toujours l’holocauste nucléaire et la barbarie humaine. Ils ont été classés au patrimoine mondial par l’UNESCO. Au centre du parc, la Flamme de la Paix ne sera éteinte que le jour de la destruction de la dernière arme nucléaire dans le monde.


Le lendemain,  c’est un autre symbole du Japon que nous partons visiter : le sanctuaire Itsukushima-jinja et son célèbre torii flottant.

Ce sanctuaire se trouve à quelques encablures en ferry face à Hiroshima sur l’ile de Miyajima. Il fut fondé au VIème siècle et bâti sur pilotis.

A l’époque de sa construction le peuple n’était pas autorisé à séjourner sur l’ile. C’est pourquoi il devait approcher le sanctuaire par bateau en passant par le monumental torii vermillon qui en marque l’entrée. Il est immergé à marée haute et c’est un des monuments les plus célèbres du Japon.

Encore une fois, la visite du sanctuaire nous a donné l’occasion d’assister à un mariage, toujours très protocolaire ! Au sein du temple principal on peut assister à des représentations de théâtre nō. Particulièrement hermétiques à cette discipline artistique, nous n’avons pas suivi la performance, ne sachant sans doute pas l’apprécier à sa juste valeur !


La promenade sur l’ile est agréable. C’est en compagnie des daims (encore eux !) que nous découvrons les forets sont parsemées de temples shintoïstes et bouddhistes. Parfois nous sommes accueillis dans ces temples par des moulins à prières, mais également  par d’étranges personnages en pierre, toujours très nombreux et surprenants !


Comme à Hiroshima, la spécialité culinaire de l’ile est l’huitre cuite sous toutes ses formes. Thomas n’a pas résisté à une dégustation d’un échantillon de ce gouteux coquillage dès 10 heures du matin, récidivant ensuite lors du déjeuner sous la forme de beignets ! Un vrai régal quand on apprécie le gout et la texture !


Retour à Hiroshima puis Shinkansen pour Tokyo. Nous retrouverons la frénétique capitale pour deux jours avant de nous envoler pour le soleil de Californie.

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 01:57

Après avoir étanché notre soif de culture, nos corps avaient besoin de retrouver l’élément liquide sous sa forme bouillonnante et enveloppante. Direction donc les sources chaudes de Kinosaki Onsen.

Au risque de nous faire pourrir et traiter de petits incubes hédonistes, nous nous sommes offert le raffinement et la tradition d’un ryokan-onsen  qui, en plus de prestations classiques de ce type d’hébergement, permet de gouter à la haute gastronomie japonaise : la cuisine Kaiseki.

Kinosaki est donc une ville d’eau et contrairement à ses homologues françaises, n’est pas ringarde pour un sou. Même si  beaucoup de vieilles personnes rhumatisantes viennent y gouter les joies de la baignade (lors de vrais marathon-bains) en yukatas et getas (socs en bois), la ville n’a rien de sordide.

Cette petite bourgade de 4000 habitants se situe au bord d’une rivière et dispose de dizaines de sources chaudes naturelles, exploitées par sept maisons de bains. Ces dernières proposent tout un éventail d’expériences : saunas, hammam, rotemburo (bains extérieurs) en bois ou en pierre entoures de foret, mais aussi sur le toit, pour profiter de la vue sur la ville, bains bouillonnants, bains aux herbes, au lait, ou encore électriques…

En résumé un choix infini de plaisirs invitant à la relaxation. Il existe même une sorte de sauna froid où l’on peut se refugier après un bain brulant.


Le soir venu, après avoir teste un maximum d’établissements, nous retrouvons le confort douillet de notre ryokan… où un beau rotemburo prive nous attendait dans le jardin de notre chambre ! C’est donc récurés comme jamais, que nous avons revêtu nos yukatas et nous sommes installes sur le tatami autour d’une belle table laquée.


A 19h précises, une douce petite voix ose un premier et timide « sumimasen » (excusez-moi…) derrière les panneaux coulissants. C’est le signal qui annonce le début de notre diner Kaiseki.

La tradition Kaiseki déploie une vaisselle abondante et raffinée afin de composer  dans la présentation de chaque plat une nature morte miniature. Douze services se succèdent dans un ordre précis : le cru, puis les différentes façons de cuire un plat (bouilli, rôti, grille, frit…). A chaque nouveau service, un plateau est servi sur lequel sont harmonieusement disposés des petits plats, des bols, des soucoupes…

Nous sommes spectateurs et acteurs de ce fabuleux ballet de saveurs, de couleurs et de textures (parfois surprenantes). Subjugués par la beauté du repas comme par sa finesse gustative, nous sommes aussi déroutés par la perte de repère par rapport à nos propres références culinaires. Pleine d’attentions à notre égard, notre hôtesse, vêtue d’un joli kimono remplissait régulièrement nos verres d’un délicieux saké et de thé vert. Voici un aperçu du menu proposé :

et liqueur de cerisier

Conscients du privilège que constitue ce repas fantastique et rare, nous avons terminé la soirée par…un dernier bain dans le rotemburo du ryokan, puis dans celui de notre jardin !


Le lendemain après midi, bien reposés quoique passablement ramollis (et hautement minéralisés)  par cette débauche de onsens, nous reprenons le train en direction d’Osaka.

Nous ne passerons qu’une nuit dans cette trépidante mégapole, afin de couper la route qui doit nous mener jusqu’au mont Koya.

Notre nuit à Osaka fut douce, peut être grâce au bar à sushis dans lequel nous avons diné (orgie de fruits de mer et de poisson). Devant nous, les sushis défilaient sur le convoyeur et  nos piles d’assiettes s’élevaient quand, à notre grande joie, nous avons pu nous dandiner sur notre tabouret sur « Sakura », le dernier tube du moment (cf. notre article sur Shibuya et le bonus video ci-dessous de ce beau moment !)


Le trajet en train vers Koya-san est superbe. On traverse des rivières, des forêts de pins, des gorges verdoyantes.  A la gare, le voyage se poursuit en téléphérique pour nous hisser un peu plus haut dans la montagne. La montée est vertigineuse. Enfin, un petit bus nous emmène au cœur du village.
Première mission : trouver un hébergement. Nous décidons de choisir un Shukubo  c'est-à-dire une chambre incluant 2 repas dans un temple-monastère bouddhiste.
L’office du tourisme trouve rapidement pour nous un temple prêt à nous accueillir.
Koya-san est un grand centre de pèlerinage, des centaines de temples sont disséminés dans cet ensemble monastique classé patrimoine mondial par l’UNESCO.

Nous voila donc partis pour une belle promenade dans ce village d’altitude entouré de forêts de résineux  aux couleurs magnifiques, déclinant tous les dégradés de vert, du plus tendre au plus intense. La plupart des temples du Koya-san sont très anciens, les communautés religieuses étant établies sur le site depuis 816 ! L’ensemble de temple du Garan (l’enceinte sacrée) comporte d’impressionnantes pagodes vermillon et des sanctuaires en bois très élégants. Un peu plus loin, le temple Kongobu-ji abrite un superbe jardin zen et surtout, des peintures sur panneaux coulissants absolument magnifiques. Ces peintures évoquent le cycle des saisons et l’impermanence de la nature dans une profusion de couleurs.



Au nord du village, nous arrivons à l’Oku-no-in, un cimetière-temple incroyable.

Dans une forêt de cèdres plusieurs fois centenaires aux dimensions impressionnantes se dressent près de 200.000 sépultures couvertes de mousse. Ce lieu est sacré pour les bouddhistes. Les plus fervents d’entre eux y laissent une partie de leurs cendres ou une mèche de cheveux après leur mort.

On se perd avec plaisir dans les allées pavées de ce grand cimetière. Les jeux de lumière à travers les grands arbres et les effluves d’encens se dégageant des autels nous enveloppent  d’une atmosphère de mystère et de sérénité, à peine troublée par le passage de fidèles munis de leur bâton de pèlerin.



Au terme de cette traversée quasi mystique… nous arrivons au Pavillon des Lanternes ou Toro-do, principal édifice de l’Oku-no-in. Il contient des centaines de lampes dont deux bruleraient depuis 900 ans ! L’intérieur est constitué de nombreuses cloisons sur lesquelles sont disposés des dizaines de milliers de Bouddhas miniatures, tous scrupuleusement étiquetés et numérotés !

L’heure tourne et nous prenons le chemin du retour vers notre shukubo car le diner est servi vers 18h30, après la séance de méditation collective.

Nous découvrons alors notre chambre : il s’agit d’une pièce japonaise classique donnant sur un jardin sec. De simples panneaux coulissants nous séparent des chambres voisines. Nous retrouvons les éléments  traditionnels : tatami, futon à déplier pour la nuit dans l’unique placard, yukatas à disposition pour se rendre au bain commun, alcôve décorative (tokono-ma) et table basse, cette fois-ci pourvue d’une couverture chauffante ! L’ambiance est feutrée mais très sympa, les moines sont jeunes et modernes, certains d’entre eux parlent même anglais !

Craignant pour nos genoux et articulations insuffisamment préparés aux longues stations au sol, nous zappons la séance de méditation collective en nous préparant physiquement et psychologiquement au repas du soir. A cet effet, nous avions prévu un petit peu de jambon et des gâteaux dans l’éventualité d’un frugal repas peu à notre goût.

La spécialité culinaire du Koya-san est la cuisine végétarienne Shojin-ryori, issue de la règle bouddhique, les moines n’ayant pas le droit de manger des animaux. C’est une cuisine qui a pour base deux sortes de tofu : le gomadofu (graines sésame) et le koyadofu (soja). Ils agrémentent différents plats de légumes, algues et nouilles accompagnés de soupe.

C’est dans une salle commune, accroupis sur un coussin, en compagnie d’autres résidents occidentaux que nous avons découvert et partagé ce surprenant diner, finalement plutôt bon. Au plus grand désespoir de nos articulations, le diner s’est prolongé afin d’écouter la directrice hôtelière du temple, âgée d’au moins 85 ans, venue nous conter dans un anglais parfait, son histoire et celle du monastère.

Le retour à notre chambre s’est donc fait  avec une démarche peu gracieuse de vieilles choses endolories et gémissantes dans le froid. Heureusement, nous avons pu nous réchauffer et détendre nos membres dans le bain chaud du sento (bain collectif) avant de rejoindre nos fermes futons.

A l'aurore, réveillés par le gong, nous avons été invités à nous joindre à la prière du matin (6h tout de même !) appelée O-inori. Dans une petite pièce sombre, nous prenons place à même le sol, au milieu des fidèles. Devant nous, 6 moines psalmodient dans les volutes d'encens. Au cours de la prière, chaque participant doit se présenter devant l'autel et jeter sur les braises quelques pincées de poudre d'encens. Nous sommes hypnotisés par le rythme répétitif de la prière et les fumées enivrantes  qui nous entourent. Partout autour de nous, des lustres finement ciselés, des statues du Bouddhas, des petites pagodes...Ambiance mystique a souhait...
A la fin de la prière, un moine se retourne vers l’assistance pour lui délivrer un enseignement...dont la portée nous a largement échappée. Il faut dire que notre niveau de japonais ne nous a pas permis de saisir toutes les subtilités de ce message !

S’en est suivi un petit déjeuner japonais et végétarien, particulièrement infâme, que nous avons complété avec les victuailles heureusement provisionnées la veille !

Cela reste néanmoins une expérience inoubliable que nous recommandons afin de découvrir au plus près le quotidien d’un temple bouddhiste.

Ainsi s’achève notre séjour au mont Koya. De retour à Osaka nous prenons un Shinkansen  pour l’ile de Kyushu et sa capitale : Fukuoka (aussi appelée Hakata).


Bonus video :


  Avant tout, pour comprendre notre joie dans la video,

decouvrez ces 3 creatures en visionnant le clip (You Tube)

de cette ode moderne aux cerisiers en fleurs...

... les "SAAAAAKURAAAA" !



Moment sushi-bar a Osaka rythme par DJ Ozma

"Sakura, sakura, la la la laaaa..."


 

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 05:47
Etape incontournable de tout voyage au Japon, Kyoto est la capitale historique, intellectuelle et culturelle du pays. C’est une ville de tradition qui pourtant est bien ancrée dans la modernité. Ainsi, cohabitent temples et sanctuaires, musée du manga, quartiers ultra modernes, moines et geishas…

Toutes les visions rêvées du japon que nous avons en occident trouvent leur origine à Kyoto. Pourtant, en sortant de la gare, c’est la surprise ! Devant nous, une ville moderne, de grands immeubles recouverts de néons et la Tour de Kyoto (premier point de repère des voyageurs).

Nous voilà  donc partis pour une semaine à la découverte des contrastes et des richesses de cette ville mythique, à travers ses différents quartiers.

Le quartier de la gare.

C’est donc là que nous avons établi notre camp de base. Notre ryokan se trouve à 10 minutes de la gare. Il s’agit du Matsuba-Ya, maintes fois détruit (séismes, incendie) et reconstruit depuis près de 150 ans. L’immeuble est flambant neuf et d’une sobriété typiquement nipponne. Nous prenons possession de notre chambre traditionnelle (japanese style) : tatamis, véranda sur jardin japonais, portes et panneaux coulissants et futons dans les placards !

Confortable et raffinée… à l’image de notre séjour à Kyoto.


Autour du ryokan, la tradition et la modernité se mêlent sans heurts : notre rue est bordée de vieilles maisons en bois et de petits commerces.

En montant vers l’est, on découvre le temple , le plus grand temple de la ville (120 mètres de long) qui abrite 1001 statue en bois de cyprès de la déesse Kanon (déesse de la compassion). Le temple est entoure de galeries rouge vermillon encadrant un joli jardin.


En redescendant vers le sud, on retrouve la gare, monumentale et expérimentale ou s’exprime une modernité à tout crin. Devant cette cathédrale d’acier et de verre, se dresse la Tour de Kyoto… une sorte de soucoupe volante posée sur un pylone au design très 70’s !

Au pied de cette tour, les feux de signalisation imitent des piaillements d’oiseau pour indiquer aux piétons le passage au vert.

Nous observons une de ces nombreuses petites vieilles, munie de son déambulateur Hi-Tech avec commandes au guidon et cabas intégré, modèle visiblement très classique au Japon ! Cette petite mamie suréquipée demeure impassible face aux bruits tonitruants des nombreux pachinkos qui bordent les avenues (établissements dans lesquels on peut jouer sur des flippers verticaux dans une lumière et une ambiance électriques).


Ponto-cho


C’est le célèbre quartier des plaisirs qui est aussi le centre de l’activité commerciale et le cœur de la vie nocturne de Kyoto. Ponto-cho présente deux visages : à l’ouest, de grandes avenues jalonnées de galeries commerciales gigantesques, paradis du shopping pour toutes les bourses. On y trouve aussi toutes les grandes enseignes internationales ainsi qu’un marche couvert particulièrement anime (poissons sous toutes ses formes, artisanat, ustensiles de cuisines, magasins de the…).


A l’est, le long de la rivière Kamo, les rues se font plus étroites. On longe des petits canaux bordes de cerisiers. A la nuit tombée, les lanternes des restaurants niches dans de veilles maisons de bois s’allument. L’ambiance est douce et fascinante. Au détour d’une ruelle, nous croisons une geisha se rendant à une soirée (dans son sac on devine un Shamisen - instrument de la musique d’Obao !). Cette apparition est magique. Elle porte un kimono de soie somptueux aux couleurs chatoyantes. Le rouge de sa bouche se détache sur son visage maquille de blanc. Nous sommes sidérés par ce symbole vivant de l’ultime raffinement de la culture japonaise. Nous regardons s’éloigner à petits pas cette gracieuse apparition en écoutant le bruit discret de ses getas, les sandales en bois traditionnelles (sans aucun rapport avec Cathy Guetta la reine burinée des nuits d’Ibiza, même si ca se prononce de la même façon).

Bien que charmés, nous n’en oublions pas moins nos estomacs qui commencent à crier famine. Nous pénétrons derrière les norens (rideaux suspendus à l’entrée des commerces) d’un restaurant ou nous dégustons une délicieuse cuisine préparée devant nous sur des plaques chauffantes.


Gion


Quartier mythique des geishas et des maisons de thés, Gion est aujourd’hui transfiguré par la modernité. Il ne reste plus grand-chose de ses rues traditionnelles. Le béton a fait son œuvre. Néanmoins, quelques enclaves conservent un charme sidérant et plusieurs temples de premier ordre.

Le nord du quartier se compose de venelles pentues remplies de petites boutiques d’artisanat. Au bout de la montée, on trouve le grand temple - Kiyozumi dera qui domine la ville et repose sur une plateforme soutenue par 139 piliers de bois. Nous avons pu assister à une procession où des hommes en costumes effectuaient une danse du dragon. Un peu plus haut, le temple de Kodai-ji dispose d’un joli jardin zen. On peut y voir les fidèles faire tourner les rouleaux à prières.



Etant en pleine période de Hanami, les geishas et les maiko (apprenties) donnent des spectacles de danse (relativement couteux !). Ainsi nous avons eu la chance, ce jour là, de croiser quelques unes d’entre elles, parées de leur plus beau kimono.


En redescendant au sud du quartier, nous traversons le parc Maruyama-koen dans lequel nous faisons une petite pause-brochettes. Sous les cerisiers, sont installées des bâches sur lesquelles les japonais déjeunent en observant les fleurs rose pale.


Nous empruntons les chemins boisés d’un sanctuaire pour rejoindre Shirakawa Minami-dori, une des plus belles rues de la ville longeant un petit canal. Des cerisiers pleureurs créent une pluie de pétales autour des vieilles maisons de bois qui bordent le canal.

Le spectacle est magnifique et la flânerie bien agréable.

Au bout de la rue, nous croisons une geisha sortant d’un taxi pour se rendre dans une maison de thé. Vision fugitive, mais cette fois-ci, le réflexe photographique fut discret et efficace !


 

Migashiyama

Ce quartier se situe sur le flanc des collines à l’est de la ville. On peut y faire d’agréables promenades le long du chemin de la philosophie qui longe un canal surplombe par des cerisiers a la floraison exubérante. Un moment de contemplation méditative…


Au bout du chemin, se dresse le Pavillon d’Argent. Il fait partie des temples les plus connus de la ville… hélas partiellement en cours de rénovation. Nous avons néanmoins pu profiter de ses beaux jardins.

A cause du froid et de la pluie ce jour là, nous nous sommes réfugiés dans un restaurant de nouilles où l’on nous a servi un plat de Udon (grosses nouilles rondes) particulièrement succulentes.


Le nord-ouest de Kyoto.

Bienvenue à la campagne en pleine ville ! Les buildings et les pachinkos sont loin : il n’y a que de petites maisons devant lesquelles jouent les enfants. Ce quartier renferme, selon nous, le joyau de la ville : le Pavillon d’Or ou Kinkaku-ji.  Vision rêvée d’un Japon éternel…( !), ce temple se dresse au dessus d’un petit lac dans lequel se reflètent ses façades recouvertes de feuilles d’or. L’ensemble se trouve dans un écrin végétal composant un tableau d’une rare beauté. Ce temple, à l’origine a été conçu comme un lieu de méditation, ce que l’on imagine aisément face à tant d’harmonie et de sérénité. (cf. photo en debut d'article)


Non loin de la, deux ensembles sont particulièrement remarquables. Tout d’abord le monastère du Daitoku-ji qui renferme dans un de ses temples l’un des plus fabuleux jardins zen du Japon (photos interdites). On peut contempler ce chef d’œuvre de roches et de sable en dégustant un thé et en méditant sur le message philosophique délivré par cette création minérale.

Enfin, le temple Riyoan-ji présente, lui aussi un petit jardin sec particulièrement fascinant composé de 15 rochers disposés sur un océan de gravillons. Fait rare, il a été possible de prendre en photo les panneaux peints des salles de méditation.
Le Riyoan-ji est entouré d’un magnifique jardin paysager ou s’épanouissent toutes sortes d’espèces végétales autour d’un lac.


 

Avant de quitter Kyoto…

Afin de nous préparer pour l’étape suivante nous avons décidé de faire une pause cosmétique : bain dans un onsen et coiffeur.

Puisque nous évoquons le thème de l’hygiène, nous ne résistons pas à l’envie d’évoquer une nouvelle fois les fameuses toilettes japonaises Hi-Tech… Avec cette parenthèse, nous sommes certains de combler nos amis scatophiles ! Tout au long de notre séjour, nous continuons à être surpris par tant d’ingéniosité de la part des concepteurs nippons. Certains bandeaux de commandes intégrés à la lunette des WC proposent ainsi des boutons Powerful deodorant et Flush sound (pour diffuser un surprenant bruit de chasse d’eau afin de masquer les bruits disgracieux…).  Autre dispositif, pour les vieux messieurs : les barrières de sécurité et patins antidérapants pour urinoir !


Nous partons ce matin de Kyoto après une semaine fantastique et très enrichissante même s’il faudrait plusieurs mois pour découvrir tous les trésors de cette cité. Pour nous remettre de cette boulimie de culture (!), nous nous rendons à Kinosaki au bord de la mer du Japon, une petite ville réputée pour ses onsens


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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 14:14

Nous sommes à Kyoto depuis près de six jours maintenant. Avant d'évoquer la visite de cette ville mythique dans un prochain article, voici tout d'abord un aperçu de ce que la région du Kansai comporte comme sites remarquables.
Notre première excursion a été consacrée à la ville de Himeji. Située à une centaine de kilomètres de Kyoto, on peut la rejoindre facilement par le train. A ce propos, nous nous devons d'évoquer ici la gare de Kyoto.

Celle-ci est monumentale et semble tout droit sortie d'un film d'anticipation. C'est un véritable chef d'œuvre de verre, d'acier et de marbre qui se déploie sur 15 niveaux !

Partout, d’immenses escalators vous transportent vers l’un des nombreux quais ou encore vers des galeries commerciales labyrinthiques. Au dernier niveau, un jardin suspendu permet d’embrasser du regard toute la ville de Kyoto et les montagnes environnantes.

L’édifice est intimidant, et il est facile de s’y perdre, tant le dédale de couloirs, de magasins et de panneaux semblent obéir a une  complexe organisation ! Une fois sorti de cette forteresse futuriste, des statues représentant Astro le petit robot semble vous féliciter de votre pugnacité !

Après avoir trouve le bon quai, nous avons embarque pour Himeji dans un confortable Shinkansen qui nous a mené a bon port en moins de 45 minutes.

Cette petite ville est réputée pour son château féodal construit au 14eme siècle et classe au patrimoine mondial.

En arrivant sur le site, on est tout de suite saisi par l’élégance et la force qui se dégage de cet édifice élancé, manifestation de la puissance des Shoguns. Epargne par les bombardements de 1945, il semble avoir traverse les âges, on s’attendrait presque a voir surgir une armée de samouraïs au détour d’une coursive !

Le château est entoure de solides remparts, et se trouve au centre d’un parc dans lequel abondent les cerisiers et les conifères. Malgré la densité de la foule, la visite est agréable, le donjon est particulièrement impressionnant, c’est une tour blanche sur 5 niveaux qui contient de petites pièces reliées par de sombres et raides escaliers.


Un peu plus a l’ouest se trouvent les jardins Koko-en, qui offrent une jolie promenade au milieu d’essences rares, et dans lesquels nous nous sommes arrêtés dans une maison de thé afin d’assister a une cérémonie du thé.

 


Nous avons donc dégusté ce breuvage moussu et amer accompagnée d’une petite douceur à la fleur de cerisier (!), servi sous l’œil de la doyenne des lieux qui supervise les nombreuses courbettes de ses élèves au cours de cette cérémonie très codifiée.

A noter, nous avons eu la chance de nous trouver dans la même salle que deux jeunes créatures au sexe indéterminé  accompagnant maman et au look gothico-shibuyesque.

Curieux contraste entre tradition et excentricité.

Après avoir constate la limite de flexion de nos genoux immobilisés sur un tatami, nous sommes rentrés a Kyoto, non sans avoir englouti un bento sur le quai de la gare...

Ne riez pas, un plateau-repas en attendant son train, c'est une autre forme de raffinement !


Le lendemain, fraichement réveillés, direction Nara à une quarantaine de kilomètres de Kyoto.

Nara fut la première véritable capitale du Japon dans l’histoire. A ce titre, elle possède un patrimoine culturel exceptionnel dont les sites majeurs sont rassemblés dans un grand parc où s’ébattent plus de 12000 daims. Le week-end, c’est donc le rendez-vous des familles qui viennent au contact de ces animaux bien peu farouches !

Dès notre arrivée et en qualité d’amis des bêtes (rappelez-vous Mylène, Régine, la maison des chats, etc.…) nous nous sommes empressés d’acheter des biscuits pour daim, vendus à tous les stands, afin de régaler ces odorantes créatures de dame nature. C’était sans compter la goinfrerie de ces quadrupèdes forts téméraires quand il s’agit d’obtenir quelques friandises. C’est donc dans une certaine panique, sous l’œil goguenard des touristes nippons que l’un de nous s’est retrouvé avec des sabots sur son pantalon… Pour échapper à ces agresseurs gloutons, le paquet de biscuit a finalement été offert dans un gracieux lancer de galettes des plus acrobatiques !

Les différents temples se repartissent dans ce parc de plusieurs hectares. Ne disposant que d’une journée, nous avons du faire une sélection rigoureuse (ce CrazyAsiaticTour est décidément un travail de chaque jour !).

 

Tout d’abord, à l’entrée du parc, le Todai-Ji, est un immense sanctuaire (le plus grand édifice en bois du monde). Un de ses nombreux pavillons, le Daibutsu-Den renferme un Bouddha datant de 746 qui détient, lui aussi un record puisqu’il s’agit de la plus grande statue en bronze du monde.

On évolue autour de ce Bouddha à travers des volutes d’encens. La visite est solennelle et impressionnante jusqu’au moment ou l’on passe derrière la statue et que l’on observe un bruyant attroupement autour d’un gros pilier en bois. La croyance populaire veut que celui qui peut passer dans le trou (de la taille exacte de la narine de Bouddha !) situe à la base de ce pilier connaitra l’Eveil. Ainsi, chacun peut tenter sa chance… dans une ambiance résolument hystérique ! Après les enfants qui se faufilent sans peine sous les encouragements des parents, ces derniers se prêtent à l’exercice, parfois périlleux… La réussite de l’épreuve donne lieu à des cris de joie ou des applaudissements.


La visite du Todai-Ji  se poursuit à flanc de colline par la découverte du pavillon Nigatsu-Do.

Ce dernier est caractérisé par les multiples lanternes suspendues à sa terrasse depuis laquelle on jouit d’une vue splendide sur Nara.


Nous continuons notre promenade d’un temple à l’autre en compagnie des daims sur des petits sentiers de forets au milieu des résineux et des cerisiers en fleurs (les sakuras).

C’est une journée très ensoleillée et le cadre est splendide même si l’orientation est parfois laborieuse, nos amis les daims ne parlant pas anglais, eux non plus, ils ne nous ont été d’aucun secours… !



Le Kasuga Taisha est un autre sanctuaire ayant retenu notre attention.

Il fut fonde au VIIIème siecle et  fut reconstruit tous les 20 ans, selon la tradition shintoïste. Ses colonnes et ses portes laquées de vermillon illuminent la nature environnante.

D’autre part, les allées boisées qui y mènent sont bordées de centaines de lanternes en pierre conférant au lieu une atmosphère mystérieuse.

Notre promenade champêtre s’est terminée au pied de la grande pagode du temple Kofuku-Ji, entourée de beaux cerisiers et sous lesquels les japonais aiment se retrouver pour observer la nature.

 

Charmés par cette journée à la campagne, des pétales de fleurs de cerisier pleins les yeux, nous reprenons notre train pour Kyoto ou encore bien d’autres merveilles nous attendent.


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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 07:09

Malgré une panne de réveil et l’heure de pointe où monter dans une rame bondée du métro avec sac et valise est un exploit, nous avons néanmoins réussi à attraper notre Shinkansen pour Takayama, au pied des Alpes japonaises.

Essoufflés mais confortablement installés dans un train spacieux et moderne, nous avons vu défiler de superbes paysages de nature (rivières aux eaux cristallines, forets de résineux,…) et avons même vu surgir au loin le Mont Fuji (une légende !).

Arrivés à Takayama, une fois déchaussés et après un nettoyage minutieux des roulettes de la valise, nous avons pris possession de notre chambre réservée dans un minshuku (pension de famille). Notre nid nippon est comme nous l’imaginions…mais en mieux ! Style épuré, portes coulissantes, tatamis au sol, futon (très ferme !), fenêtres coulissantes aux carreaux opaques… Pour le prix, nous n’espérions pas ni cette immense TV à écran plat, ni la climatisation (dont la fonction chauffage est restée une énigme avec ses commandes en japonais !), ni le nécessaire a the avec petit gâteaux. Nous découvrons aussi les deux croquignolets yukatas mis à notre disposition pour nous rendre au onsen (douches et bains commun).

Inutile de préciser que nous avons bien profite de tout, y compris des merveilleuses chaines nipponnes qui diffusent en haute définition des jeux absolument débiles (lancer de chaussures depuis une balançoire, épreuves de type Intervilles,…) le tout ponctué d’incrustations fluo a l’écran et de commentaires hystériques, sans parler des pubs ! Se résigner à s’endormir face a tant de merveilles fut parfois difficile !


Takayama ayant été épargnée par les bombardements de la seconde guerre mondiale, la ville est restée dans son jus. Elle est traversée par une rivière, enjambée par un joli pont rouge et noir (que Jeanne M. aurait adore…) ; l’ambiance y est paisible et la montagne toute proche lui donne des airs de villégiature.

Cela tombe bien, nous comptons sur ces deux jours sur place pour nous reposer de la frénésie de Tokyo.

Nous découvrons les rues piétonnes de la vieille ville bordées de maisons de commerce anciennes. Dans ces constructions basses en bois sombre, sont installées boutiques d’artisanat (bois, céramique, estampes, textile), restaurants traditionnels et échoppes vendant la spécialité locale : boulettes de farine de riz en brochettes grillées et nappées de sauce soja (mitarashi dango).

Enfin, toujours dans ces rues, on trouve de nombreuses distilleries de saké, reconnaissables par les grosses boules de feuilles de cèdre pendues à leur devanture (sakabayashi). On peut y déguster différents types de saké : du fort, du doux, du parfume etc.… (Ces précisions visent à éviter à Mumu de somatiser un syndrome de déshydratation !)



Nous avons ainsi vu de très beaux articles d’artisanat, dans des boutiques (souvent superbes, parfois ouvertes sur un jardin japonais) ; mais hélas, peu adaptes a notre budget.


La ville est entourée de forets de conifères dans lesquelles sont disséminés des dizaines de temples et sanctuaires, objets d’agréables promenades. Par ailleurs, on peut aussi visiter une ancienne maison gouvernementale datant de 1615 : le Takayama-Jinya, centre administratif du shogunat et de lequel on peut voir grenier a riz, salle de torture, cuisines d'un autre temps.


Takayama étant située dans la région d’Hida, nous n’avons pas manque de déguster LA spécialité locale : le BŒUF ! Moins connu au niveau international que celui de Kobe, le bœuf d’Hida est cependant le préféré des japonais. Il s’agit d’une viande dont la chair persillée (marbrée de gras) est extrêmement tendre et gouteuse. Nous nous sommes donc attables dans un restaurant spécialisé afin de nous offrir cette expérience gastronomique en l’accompagnant d’un petit Cotes du Rhône, pour l’occasion !

La mise en bouche s’effectue par l’observation du chef qui prépare votre pièce de bœuf de 400g. avec moult oignons, beurre, sauces mystérieuses et flammes jaillissantes de la poêle en cuivre.

Ensuite, comment vous décrire la chose… ? Ce fut divin : sans aucun doute la meilleure viande que nous ayons mangée de notre vie. La viande fond dans la bouche, le gout est extraordinaire. De plus, les petits légumes servis en accompagnement étaient cuits à la perfection et dégageaient des aromes particulièrement subtils, surtout les carottes. Bref, un  moment de pur bonheur.


Repus et reposés, nous quittons ce matin cette étape gastronomique et bucolique pour rejoindre Kyoto, où nous allons nous établir pour une semaine.


 

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 11:47

Retour sur Tokyo. Au programme de ce week-end : certains des quartiers les plus emblematiques de la capitale nipponne.
Des samedi matin, au vu de la rarete et de l'aspect parfois sordide des cyber-cafes (cf. articles precedents...), nous decidons de nous rendre dans le temple de l'electronique tokyoite : le quartier de Akihabara, surnomme aussi "electric city" afin de nous equiper definitivement de notre propre ordinateur portable.
Akihabara est un quartier particulierement bruyant. A chaque coin de rue, des haut-parleurs diffusent des chansons publicitaires criardes a plein volume pour attirer le chaland. Parfois meme, les slogans musicaux ne suffisent pas et les boutiques n'hesitent pas a embaucher des sortes de Winnie l'ourson geants (ou autre creature a peluche) pour rabattre la clientele. Precisons qu'en plus de posseder le plus grand nombre de boutiques d'electronique au metre carre, Akihabara est aussi la Mecque des mangas. Pas un immeuble n'echappe a ses affiches lumineuses de Lady Oscar et autres Cat's Eyes !


Au cours de notre shopping informatique, nous decidons d'une pause petit dej' dans un cafe-croissanterie "francais", type d'etablissement extremement repandu dans toute la ville (les tokyoite raffolent de tout ce qui evoque notre beau pays...). Puisque nous evoquons la haute technologie, sautons sur cette occasion pour vous parler de la particularite des toilettes au Japon. Nulle part ailleurs vous ne trouverez une telle modernite, un tel confort d'utilisation, une telle douceur pour vos fesses a peau de peche. Comme les peches sont delicates, vous avez le choix de la temperature de la lunette, celui de la puissance du jet de rincage (bouton differents selon le type de don fait a la nature, et selon le sexe...). En tout cas, meme si la notice d'utilisation n'est, helas, pas toujours fournie, c'est toujours un plaisir d'etre si chaleureusement accueilli en ces lieux de meditation high tech...!
C'est donc le... coeur leger que nous reprenons notre shopping. Apres de breves recherches, nous trouvons notre bonheur dans une grande boutique duty-free. Adieux cabines d'Internet avec mouchoirs et gel ! Bonjour la liberte et prions Saint WiFi de continuer a nous suivre dans notre periple !

C'est ainsi equipes (mais surtout charges) que nous avons mis le cap sur Shibuya, royaume des adolescents dejantes !
A la sortie de la gare de Shibuya nous sommes happes par une maree humaine. Cette gare est monumentale. Des milliers de personnes y transitent en permanence. Le ballet des pietons et des vehicules sur le carrefour de Shibuya, un des plus frequente de Tokyo, est une vraie prouesse... (Voir le bonus video).

Ce quartier est donc pris d'assault chaque jour par des hordes d'adolescents fashion victims... a tres fort pouvoir d'achat !
Les rues sont envahies de boutiques entierement consacrees a l'exuberance vestimentaire de ces creatures pre-puberes ! Certaines sont specialisees dans les accessoires de piercing, d'autres sont dediees aux peluches (compagnons indispensables d'un look reussi !). Enfin, d'autres boutiques sont plus haut de gamme mais tout aussi dejantees. Dans celles-ci, on peut croiser des personnages etranges blondes platine au teint hale vetues de courtes jupes ecossaise, petit blouson de fourrure d'hermine et chaussees de basket argentee a talons aiguille...
A Shibuya la mode n'a aucune limite, on peut tout se permettre. C'est un spectacle permanent enivrant ! Bref, on a adore !!!
On peut donc aisement y passer une journee entiere entre shopping, cinema, restaurants et, pourquoi pas, une petite pause dans un des nombreux love hotels aux thematiques kitschs.
 
 

Pour enchainer avec un peu de douceur, direction le quartier de Ikebukuro ou nous avions entendu dire qu'il existait un appartement Hello Kitty dans lequel on peut se rendre afin de jouer avec des chats, moyennant quelques yens. Ce lieu existe vraiment, il est parfaitement surrealiste ! Situe au dernier etage d'un centre commercial, la maison des chats accueille des japonnais prives du plaisir d'un animal de compagnie (beaucoup d'appartements etant trop petits pour cela). Nous voila donc plonge dans l'univers merveilleux (et artificiel) de la Cat's House...
Ces petites creatures a moustaches beneficient de tout le confort moderne : climatisation, humidificateurs, paniers de tailles et formes diverses, passerelles pour passer d'une piece a une autre. Le decor est digne de Walt Disney : tons pastels et pieces a theme (la kitchen, le train, le salon, ...). Un personnel qualifie veille a repondre au moindre desir de ces felins. La seule contrepartie pour ces petites feignasses a fourrure est de bien vouloir se laisser gratouiller par des visiteurs de tout age...


Une experience aux frontieres du reel (quand vous avez choisi votre chat prefere, vous pouvez lui laisser un petit mot dans une boite au lettre...) !
Pour couronner l'experience, nous avons fait un tour dans la boutique attenante ou, en plus du materiel classique (litiere, colliers...) il etait possible de se fournir en tenue chibuyesque pour son chat : manteaux, bonnets, chapeaux mais aussi french manucure et pose de faux ongles...!

Apres cette journee delirante, nous sommes sur les rotules ! Nous rentrons donc a notre hotel apres avoir achete un bento (plateau repas pret a deguster) au supermarche du coin.

Pour commencer le jour du seigneur (fort peu chome au Japon, commerce oblige !) et n
otre dernière journée a Tokyo, cap sur le quartier du Palais  Imperial.

Entoure d’une foret  de buildings, le parc impérial est une zone sans vie (pas de commerces, peu de circulation), on l’appelle aussi le “centre vide”. Le palais de l’empereur ne se visite pas. Il faut se contenter d’en faire le tour en suivant le trace des douves bordees de cerisiers et des murs de fortification, dernier vestige de la ville d’Edo.


Rapidement, nous sortons du parc et prenons le chemin du Yasukini Shrine, un temple shitoiste dedie aux soldats morts pour la patrie.

L’ambiance du temple contraste fortement avec l’inertie du quartier imperial. Des l’entrée, une foule de  fideles se presse. Devant la pagode principale, a lieu une procession chantee et dansee. C’est un festival de couleur et de sourires.
Plus loin, differents stands proposent brochettes, gateaux, boissons… Certains, toujours en plein air,  etaient meme conscres a la ceremonie du the. Nous passons la un bien agreable moment a l’ombre des cerisiers en fleurs reprenant ainsi quelques forces avant de nous diriger vers le quartier de Harajuku.
 

 

Harajuku est l’epicentre du shopping destroy. Noire de monde, la Takeshita Dori, principale rue commercante, regorge de boutiques de fringues completement rock’n rock (comme dirait Eug’) !

Ici, c’est no limit : la robe de soubrette cotoie la tenue en cuir moulante suggestive. On peut, si on le desire, s’offrir la panoplie complete de la collegienne des mangas (petite culotte incluse); ou encore creer son propre look souvent inspire d’un etonnant melange de Scarlet O’ Hara et de Courtney Love, le tout saupoudre de l’esprit decadent (mais fashion) de Nina Hagen !


Parmi la foule compacte  nous croisons emerveilles certaines de ces adolescentes, elles sont alors ravies de minauder et d’attirer les regards.

La rue est envahie par la musique des differents magasins. Ainsi, on a meme pu entendre une reprise de Mylene F. dans un francais tres approximatif !

A propos de musique, il semble que le grand tube dejante du moment soit interprete par DJ Ozma – Sakura. Leur caravane publicitaire ayant croise notre route a plusieurs reprises, nous vous laissons, a votre tour,  decouvrir le charme sucre de ses trois chanteuses…

Esperant faire une pause champetre apres ce bain de foule totalement dement, nous prenons le chemin du parc Yoyogi tout proche. Nous n’etions pas au bout de nos surprises. Pour acceder a ce parc, il faut traverser un pont sur lequel paradent les cos-plays.  Ces adolescents vivent souvent dans la grande banlieue de Tokyo et investissent tous les week-ends le pont de Jingu-Bashi a Harajuku. Ils adoptent un style vestimentaire tout particulier : baroque ou neo-gothique, costume de princesse revisite a la mode trash, personnage de manga ou de dessins animes. Bien entendu, le maquillage suit la tendance ! C’est totalement surprenant, amusant et parfois cela nous laisse sans voix… Ces etres surnaturels adorent prendre la pose devant l’objectif  des passants ebahis par tant d’audace vestimentaire et de comportement. A la fin de la journee, ces jeunes retournent alors dans leur banlieue anonyme…


Passe cette bulle de fantaisie, nous penetrons dans le parc de Yoyogi en passant sous deux gigantesques torii en cypres (dont un datant de 1500 ans).

Apres une belle promenade dans la foret  (et pourtant en plein Tokyo), le sanctuaire Meiji Jingu se devoile. C’est un tres beau temple shintoiste au milieu des arbres. Entierement construit en bois de cypres et recouvert de belles tuiles de cuivre, il emane de ce temple beaute et serenite. De plus, nous avons eu la chance d’assister aux processions precedant un mariage : costumes magnifiques et rigueur quasi militaire du protocole.

De retour a Harajuku, nous constatons avec deception que le musee Ota qui renferme une des plus belles collections d’estampes est ferme. Pour nous remettre de ce coup dur, nous nous engouffrons dans un des nombreux magasins du quartier. Happes par la folie consumeriste de Tokyo, nous nous adonnons a une intense séance de shopping. C’est donc febriles , desargentes… mais peut etre un peu plus fashion que nous quittons Harajuku.

Signalons quand meme l’extreme attention que les japonnais portent a leur look. En effet, difficile de trouver autour de nous une personne negligee. Tenue vestimentaire, hygiene corporelle, accessoires assortis… rien n’est laisse au hasard. Tokyo est LA capitale de la mode !

Derniere etape de cette journee un peu folle (FOOOOOOLLE !), le quartier de Roppongi. C’est un quartier tres occidentalise qui abrite de nombreux musees, des lieux de sorties nocturnes et surtout un incroyable et superbe centre commercial, installe dans une immense tour , la Mori Tower.

A l’interieur, on decouvre un lieu d’un grand raffinement ou tout a ete concu pour vous faire oublier que vous etes dans un centre commercial (tout en vous incitant a consommer un maximum).  L’accoustique (silence), le design (epure, chaleureux mais futuriste), les materiaux (bois, verre, metal depoli…), la lumiere (naturelle et douce)… tout contribue a faire de cette tour une reussite architecturale. On est loin des centres commerciaux moches et stressants que nous connaissons.

Au pied de la tour une araignee monumentale(repondant au doux nom de Maman !) vous observe tandis qu’en arriere plan,  la Tour de Tokyo se detache dans le ciel bleute du couchant.


Ainsi s’acheve notre semaine a Tokyo. Deux impressions se degagent. Tout d’abord l’emerveillement et la fascination pour cette ville incroyable et proteiforme, carrefour de la modernite la plus aigue et de tradition ancestrale. Ensuite, la frustration. En effet, il y a tant de choses a voir et a faire que sept jours ne suffisent pas. Bien que facile a decouvrir et a parcourir, la ville n’en finit jamais d’etre decouverte...

Demain, c’est en TGV nippon (Shinkansen) que nous rejoindrons Takayama, une petite ville traditionnelle dans la montagne à 500 km de Tokyo.


Bonus videos :

Akihabara (electric city)



Carrefour de Shibuya


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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 14:26

 Apres notre premiere plongee urbaine, nous avons ressenti le besoin de nous aerer un peu... La visite du quartier de Ueno s'imposait alors.
Le parc de Ueno, un des plus vastes de la ville, est aussi le prefere des tokyoites.
Il compte en son sein les plus beaux musees de la ville et c'est un lieu de promenade tres apprecie.

On y entre en s'engageant dans une allee bordee de cerisiers. Notons que la periode de hanami debute en ce moment a Tokyo. Hanami signifie "contemplation des arbres en fleurs".

A cet effet, les japonais envahissent parcs et jardins. Ils tendent alors des baches sous les arbres et pic-niquent en famille ou entre amis en contemplant l'impermanence de la nature.

Il est vrai que le spectacle ne manque pas de charme. Il y avait deja foule ce jour la car le soleil brillait. Des dizaines de stands de brochettes et de grillades de fruits de mer etaient installes dans les allees du parc offrant l'occasion d'une petite pause gourmande fort appreciable malgre le froid mordant !
La kitscherie aussi etait au rendez-vous ! Sur le petit lac au coeur du parc, de merveilleux pedalos en forme de cygnes sont proposes a la location pour une balade... romantique (?).
 
Nous avons donc profite de cette oasis de calme bien loin de la frenesie hysterique du reste de la ville, charmes par les couleurs pastel des fleurs de cerisiers se detachant sur le bleu du ciel, loin des buildings en arriere plan.

Appreciant ce debut de journee au calme, nous avons poursuivi notre visite par la decouverte du quartier de Yanaka.

C'est un autre visage de Tokyo qui s'offre alors a nous. On a l'impression d'etre dans un village. Les rues sont bordees de petites maisons, il regne un calme et une serenite surprenants a deux pas de l'agitation. Le quartier est parseme de sanctuaires shintoistes et de cimetieres invitant a la meditation. On se croirait au debut du XXeme siecle !

Autre decouverte a Yanaka : un petit restaurant familial dont nous avions timidement pousse la porte. Dans ce modeste etablissement etait proposee la specialite du patron : l'anguille sous toutes ses formes et a toutes les sauces ! Le repas fut accompagne d'un "delicieux" the vert (meme si, sur ce point, nos avis divergent...).

A la fin du repas, un couple de vieilles personnes a spontanement tente de rentrer en communication avec nous... Nous nous sommes immediatement empare de notre guide de conversation... sans grand resultat. C'est finalement a force de signes,  de sourires et de mots certainement ecorches que nous avons fini par nous comprendre (du moins pour l'essentiel !).


 
 
Repus et reposes (mais toujours frigorifies !) nous poursuivons notre balade en direction du quartier voisin d'Asakusa.
Retour a un environnement beaucoup urbain (mais tout de meme bien loin de la folie de Shinjuku). Asakusa est repute pour son fameux temple : le Senso-Ji, sanctuaire le plus venere par les habitants de la ville.

Des la sortie du metro, le regard est attire par la flamme d'or du siege social d'Asahi  sculpture monumentale signee Philippe Starck. Ce bloc noir surmonte d'un appendice dore est une commande de la compagnie nipponne Asahi (biere). Pour certains, l'oeuvre de l'artiste representerait tout sauf une flamme et les hypotheses vont bon train... Il est vrai que l'aspect de cette "chose" peu porter a differents niveaux d'interpretation. On vous laisse vous faire votre propre opinion (toutes propositions, meme scatologiques, sont legitimes !).

Revenons a plus de spiritualite... A quelques metres de la, la porte de Kaminarimon marque l'entree du sanctuaire de Senso-Ji. Imposante et laquee rouge et noir (...j'irai plus haut que ces montagnes de douleurs disait  feu Mas Jeanne, la nymphe romantico-destroy des 80's) cette porte, donc, soutient une grosse lanterne sous laquelle il est de coutume de se faire photographier en faisant de joyeux signes avec les doigts.

Passe cette porte, on penetre dans la Nakamise-dori, une longue allee bordee de boutiques de souvenirs menant au temple. Ambiance joyeuse et commercante. Les odeurs d'encens se melent a celles des confiseries preparees dans certaines echoppes. On y trouve de tout et surtout n'importe quoi ! Une fois encore, les articles Hello Kitty sont a la premiere place et semblent avoir la preference des visiteurs ! -Cf. Bonus video-

Au bout de l'allee, des fideles plongent leurs mains dans des vapeurs d'encens censees les guerir de leurs maux. Enfin le sanctuaire se devoile compose de pagodes et de temples shintoistes reconstruits apres la seconde guerre (les edifices originaux bombardes par les americains dataient de 1692).
 
 

Pour terminer la journee en beaute, nous avons trouve refuge dans un onsen de quartier ou nous avons pu nous prelasser dans des eaux a 42 degres, dans un decor digne des vieux films de l'union sovietique... un regal !

Le lendemain, des les premieres lueurs du jour, nous avons saute dans un train en direction de Nikko, a une centaine de kilometres au nord de Tokyo.
Nikko est une petite ville de montagne qui abrite un ensemble de temples et de sanctuaires du XVIIeme siecle classes au patrimoine mondial de l'UNESCO, dissemines dans un parc national.
Des l'arrivee, nous avons compris que la journee serait placee sous le signe de la cryogenisation...! La temperature avoisinait certainement zero degres car il neigeait... On est bien loin de Palawan ! D'ailleurs, les batteries de l'appareil photos nous ont bien fait comprendre que ce n'etaitent plus des temperatures acceptables pour les photos...
 
Heureusement, les sanctuaires de Nikko sont magnifiques, niches au coeur d'une foret d'altitude parmis de majestueux resineux. On parcours de longues allees bordees de lanternes de pierre recouvertes de mousse.
 
L'ambiance est mysterieuse malgre la frequentation touristique (principalement japonaise, comme nous l'avons compris a nos depends pour les explications et l'orientation sur place !).
Il serait trop long de vous decrire chaque temple, voici donc les rares cliches que nous avons pu realiser avant le forfait de nos batteries.

 

Pour clore cette seconde journee champetre, nous nous sommes offerts un delicieux restaurant ou les sushis defilaient sur un tapis roulant devant nos yeux ebahis. Fraicheur et variete garanties. Mention speciale pour le sushi de saint jacques (divin) et ceux aux oursins (pour Thomas, uniquement !!).

C'est qu'il nous fallait prendre des forces : ce week-end nous partons a l'assault des quartiers de Shibuya et Harajuku... 


Bonus video : Les marchands du temple au Senso-Ji


 

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 10:30

Enfin, nous sommes au Japon !
Il faut dire que le parcours fut seme d"embuches...En effet, suite a un malheureux crash d"un avion cargo Fedex sur l'aeroport de Narita, notre vol a ete annule. Nous avons donc du rester une nuit de plus a Manille ! La deception fut de courte duree, on peut meme dire qu'elle a disparu instantanement quand nous avons decouvert le luxe outrancier de l'hotel dans lequel la compagnie aerienne nous avait reloge ! Nous avons donc rapidement investi notre fastueuse chambree et surtout l'enorme et succulent buffet sur lequel nous nous sommes jetes avec toute la classe et la dignite qui nous caracterise ! En resume, une journee et une nuit de luxure et de decadence...
 
Le lendemain apres un nouveau reveil precoce et quatre petites heures de vol, nous arrivons enfin a Tokyo.
Premiere impression : l'aeroport est extremement silencieux malgre la foule, nous sautons rapidement dans un train et rejoignons le centre ville puis notre hotel.
Nous avons reussi a reserver une chambre dans l'hotel le moins cher de la ville. Il s'agit d"une petite piece d'environ 6m2 dont les seuls element de luxe sont un placard et une tele ! Nous dormirons sur un futon pose sur un tatami, une bonne entree en matiere...
Precisons aussi que la salle de bain est commune, a la mode nippone.
C'est une piece dans laquelle on s'assoit sur un petit tabouret afin de proceder a ses abblutions avant de se plonger dans un bain brulant et delassant ! Autant dire que toute velleite de pudeur est a jeter aux oubliettes, mais finallement, l'experience se revele particulierement agreable.

Apres une bonne nuit de sommeil (rappelons que nous avons du nous lever deux jours de suite a 3 heures du matin !) nous decidons de consacrer notre premiere journee a la visite des quartiers de Ginza et Shinjuku.

Avant toute chose, cher lecteur, sache que la transition climatologique avec les Philippines est particulierement redoutable : a  Tokyo, le thermometre ne depasse pas les 9 degres au plus fort de la journee et il pleut, les grosses suees de Manille sont deja un lointain souvenir...
Nous voila donc partis pour Ginza, et pour ce faire, nous realisons notre premier trajet en metro...
C'est un choc, le metro de Tokyo est le plus propre, le plus agreable et le plus facile a utiliser que l'on connaisse. En plus, au moindre doute, des employes ou meme d'autres voyageurs viennent spontanement vous aider et vous indiquer le chemin ! Un vrai jeu d'enfant parfaitement inimaginable dans le metro parisien !
Il faut dire qu'il est vraiment tres difficile de se perdre dans le metro de Tokyo car la signaletique est abondante et tres pratique, meme si parfois certaines indications nous laissent perplexes... voyez vous meme  :


Le quartier de Ginza, c'est un peu le quartier des Champs Elysees a Paris, la vulgarite en moins ! Sur de grandes et belles avenues s'alignent les boutiques de haute couture mais aussi des enseignes plus populaires comme Gap ou H & M.
Certains immeubles sont de veritables oeuvres d'art, tel le Hermes Building. Ce dernier est concu entierement en petits paves de verres et orne de sculptures contemporaines, une reussite.
Un peu plus loin, l'immeuble Sony est une sorte de caverne d'Ali Baba des nouvelles technologies, une sorte de show room dans laquelle la marque expose ses derniers produits.
Le quartier est aussi cerne de grands immeubles recouverts de neons publicitaires, la circulation y est intense, tout comme la frenesie de shopping particulierement contagieuse...

Afin de nous remettre de ces emotions consumeristes, nous dejeunons dans un succulent restaurant de suchi cache sous une voie ferree, dans une petite rue qui semble insensible a l'ultra modernite ambiante. Au menu, des poissons d'une fraicheur et d'une variete incroyable. On se regale... et se rechauffe avec du the vert, par la meme occasion !

Une fois repus et rechauffes, par souci de mimetisme, nous nous sommes equipes de parapluies. En effet, nous avons cru comprendre que le K-Way a capuche n'etait pas adapte au Japon ou il est mal vu de mouiller les lieux dans lesquels on rentre. Alors que la parapluie, adopte par tous, permet de rester sec et ainsi de respecter les autres. D'ailleurs, la housse jetable de parapluie est fournie a l'entree de chaque lieu !

C'est donc equipes et bien disciplines (traverser aux passages pietons, ne pas fumer en marchant...) que nous nous engouffrons une nouvelle fois dans le metro pour entamer la visite du quartier de Shinjuku, un quartier ou une foret de buildings nous a fait ressembler a des fourmis. Parmis eux, nous avons choisi de monter au 45eme et dernier etage de la mairie au sommet duquel on peut decouvrir l'etendue de Tokyo... par temps clair !

La journee se terminant, nous avons alors decouvert une autre facette de Shinjuku : des la fin d'apres-midi, les rues de la zone de Kabuki-cho s'illuminent aux neons : une multitude d'enseignes aux couleurs assassines s'animent. Le rythme du quartier s'accelere, le metro deverse ses employes de bureau par grappes compactes et beaucoup rejoignent les rues de ce quartier pour aller boire un verre... ou plus ! Certains vont manger un morceau dans un des nombreux  restaurants ou, pour les plus jeunes, vont s'enfermer pendant des heures dans un des manga-cafes ou des salons individuels permettent de surfer sur internet, visionner des DVD, boire des sodas a volonte, ou simplement lire des BD... L'ambiance est electrique et interlope mais absolument fascinante !

Le soir, le quartier devient un peu plus "chaud" et des messieurs bien-comme-il-faut, en costumes elegants, vous proposent des sex-shows, des sexy girls... Nous n'en savons pas plus ! Pour les besoins de cet article, nous avons, certes, frequente les mangas cafes, mais aussi ceux d'un autre genre... les enseignes en japonais n'etant pas toujours tres comprehensibles ! C'est ainsi que l'un de nous deux a eu la joie de decouvrir ces cabines individuelles plutot...ole-ole (mais tres propres) ou, en plus du clavier et de l'ecran, tout un materiel est a disposition... Certains gadgets sont encore bien mysterieux pour nous, notamment ceux proposes dans les distributeurs des WC de ces lieux...


Demain, nous avons prevu une escapade un peu plus zen dans le parc de Ueno afin de nous remettre de toute cette agitation en participant a hanami, la contemplation des cerisiers en fleur...


Bonus video :  Shinjuku by night


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Accueil du Crazy Asiatic Tour


Le projet :
- Un congé sabbatique de six mois du 1er novembre 2008 au 5 mai 2009
- Un déménagement avec meubles et chat confiés à la famille et aux amis
- Un périple à deux en asie du sud-est puis aux USA (histoire de faire le tour du globe)
- Des "Guests" attendus à certaines étapes (mais chut...!)
Les contributeurs :
Françoise (Cat sitters) et Céline (Taxi cat), Pierre, Francine, Marie-Rose et Jean-Marie (facteurs et garde-meuble), Philippe et Manu (hospitalite et logistique parisiennes), Babette (aide professionnelle, bonne humeur et generosite)

Le blog "Crazy Asiatic Tour" pour partager notre périple !
Pour connaitre les étapes de notre voyage, découvrez le parcours que nous avons prévu dans la rubrique >
Itinéraire.
Ensuite, vous pourrez suivre nos aventures au fil de l'eau. Depuis là-bas, nous mettrons en ligne photos et impressions au travers des articles ci-dessous. De votre côté, laissez-nous vos commentaires... ou preparez votre voyage en puisant des infos dans les rubriques >Budget ou >Liens, Bons plans et copinage !




Thomas &
Stéphane 
(Crazy Bus Tour operator)

Dédicace

TANTE VÉROCe blog et notre projet sont dédiés à Véro (notre "Vieille Tante") en hommage à sa joie de vivre, son altruisme et son goût des voyages (de toutes sortes...). Nul doute qu'elle nous accompagnera tout au long de cette aventure, et bien plus encore. Nous tenterons alors d'être à la hauteur de la leçon de vie qu'elle nous a délivrée.

Liens et Copinage !

Pour connaitre nos bonnes adresses (hotels, restos, bons plans en France et ailleurs !)... Cliquer ici !

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