28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 07:13

Comme prévu,  dès potron minet, nous avons pris possession d’une voiture de location afin de nous lancer à l’assaut des routes Californiennes… 
Plus modestement, nous avons essayé de maitriser la déroutante boite automatique de la Chevrolet Cobalt afin de sortir de San Francisco et récupérer la highway #1. En bons français cherchant à compliquer ce qui est simple, il nous a fallu quelques miles et une bonne demi journée pour intégrer l’absence d’embrayage (et cesser d’utiliser le pied gauche pour… freiner,  pensant rétrograder !)

Les highways et la conduire exemplaire des américains rendent le trajet plutôt agréable malgré le mauvais temps. Nous avons prévu de rejoindre Los Angeles par la route côtière en deux jours en passant une nuit à San Luis Obispo.

Après une pause déjeuner dans un improbable café français à Monterey, Carmel est notre seconde étape. Sous les nuages, cette petite bourgade résidentielle de moins de 4000 habitants (triés sur le volet !) reste néanmoins coquette. Son immense plage s’étend devant nous (au moins 3 km), de belles villas de stars font face à l’océan. Mais le vent et le froid ne nous ont pas retenus plus longtemps et nous avons donc quitté l’endroit réservé aux happy few. A noter, la circulation dans Carmel s’effectue sans aucun feu de signalisation (interdits par les habitants car jugés peu esthétiques !).

La route côtière est très belle avec ses falaises et des points de vue sur l’océan assez impressionnants. Le long de la route, des centaines de phoques avachis sur les plages, prennent le soleil… La forte odeur de marée mêlée à celle des bestiaux ne semble pas incommoder des sortes d’écureuils peu farouches qui se dressent sur les pattes arrière pour inspecter les touristes venus voir cet impressionnant rassemblement.

 

Parvenus à San Luis Obispo, dans une auberge de jeunesse (très économique !), nous plaçons l’étiquette avec nos noms sur les lits superposés qui nous ont été attribués. Nous partageons notre dortoir avec un britannique tout juste post pubère et un américain de Sacramento (… passablement drogué !). En marge de cet hébergement spartiate, nous avons eu la chance d’arriver le jour du Farmer Market.  En centre ville, c’est la fête (… au village !) : concours du plus gros mangeur de sandwiches, stands de grillades, musiques, spectacles de rue, etc.… N’ayant aucun talent particulier à présenter à cette Amérique authentique, nous sommes allés rejoindre nos paillasses après un bon diner asiatique formule « Eat all you can ». 

Cap sur Santa Barbara, malheureusement toujours sous les nuages. Nous apprécions néanmoins le charme de la ville dont l’architecture coloniale témoigne de son passé espagnol : nombreuses maisons à arcades, églises rappelant celles du Mexique, maisons de tuiles rouges, haciendas. Une architecture typique mais qui renferme de nombreux centres commerciaux ! La population est composée très majoritairement de latinos. C’est un cadre de vie exceptionnel, l’ambiance est jeune et chic ! Nous partons ensuite à la découverte de la célèbre plage de Santa Barbara, immortalisée par le feuilleton éponyme, incontournable chef d’œuvre télévisuel des années 80 !

Enfin nous arrivons sous le soleil à Los Angeles. Avant de prendre la bonne sortie qui nous conduira à Santa Monica, nous voyons les panneaux indiquant celles d’autres lieux mythiques : Mulholland Drive, Sunset Boulevard, Hollywood,… Nous avons eu une pensée émue pour Eugénie face à cette signalétique tellement… Rock n’ Rock !

 

Los Angeles est gigantesque ! Si on s’en doute à la lecture de la carte routière, on le constate réellement au volant avec les miles parcourus et l’enchevêtrement des axes routiers urbains. Ici, il faut préparer son itinéraire avant de prendre la route pour simplement changer de quartier !

Sinon, la ville surprend par son horizontalité (pas de buildings hormis à Downtown dans l’hyper centre), la végétation est partout… mais il n’y a pas de piéton ! On a l’impression que cette ville est une immense banlieue résidentielle traversée par des autoroutes géantes (2 x 7 voies parfois !)

Après l’expérience auberge de jeunesse, notre hôtel à L.A. se situe donc à Santa Monica, sur Ocean avenue, face au Pacifique. Ce quartier résidentiel est bordé par une plage aussi magnifique qu’impressionnante.La promenade sur le front de mer est investie par les joggers, rollers et vélos (de toutes sortes !) qui la parcourent pour rejoindre Venice Beach… C’est une pure vision californienne !

 

 

Notre première journée à Los Angeles est consacrée à la visite des quartiers de Santa Monica et  Venice.

En complément de la plage et de ses équipements sportifs de plein air,  un immense ponton, le Santa Monica Pier, propose une fête foraine sur pilotis ! Au choix : grande roue, montagnes russes, autos tamponneuses, carrousel couvert, restaurants, boutiques touristiques, chanteurs et artistes de rue… Le tout au dessus des vagues et survolé par les mouettes.

C’est un lieu très sympa et vivant ou il fait bon trainer… avec une petite laine le soir, quand même !

En longeant la plage sur 3 km, depuis la promenade on arrive à Venice Beach.

C’est LA plage ou il faut voir et être vu ! Ici, c’est un défilé de bimbos à gros seins, de rastas, de personnages au look original et de body builders en mini slip...!

On a beau connaitre ce cliché de Venice Beach, la découverte sur place est assez saisissante ! Boutiques et stands d’artisanat se succèdent. On trouve vraiment tout et n’importe quoi : créations artistiques diverses (cranes miniatures peints aux couleurs vives rehaussés de paillettes, tableaux de peintres locaux), en passant par les voyantes ou les remèdes naturels fait maison contre le cancer…  le tout parfois parfumé aux volutes d’encens ou de marijuana !

Mais Venice c’est aussi un quartier résidentiel qui a pour particularité d’être construit sur des marécages. Créée de toutes pièces au début du XXème siècle, Venice est le rêve d’un milliardaire qui avait souhaité reconstruire un lieu de villégiature rappelant Venise. Des canaux furent donc creusés et des gondoles furent même importées d’Italie une fois le projet terminé !

Aujourd’hui, après séismes, incendies et développement de la circulation automobile, il ne reste plus que 6 canaux au bord desquels de rares privilégiés disposent d’une maison au bord de l’eau dans un cadre de vie exceptionnel, à deux pas de l’extravagance de la plage et des freeways !

Nous terminons notre première journée par un coucher de soleil sur la plage avant de nous diriger dans 3rd Street pour diner. Dans cette rue piétonne on trouve un beau cinéma de style art déco, des boutiques tendance, des restos de toutes les cuisines du monde. C’est un lieu très animé le soir, notamment grâce aux prestations des chanteurs de rue (jazz, soul, blues... ).

 

Parmi les nombreuses possibilités offertes par Los Angeles, nous avons choisi de consacrer notre seconde et dernière journée à la visite des Studios Universal à Hollywood.

Sur les lieux même des studios, un parc à thèmes a été construit dès les années 60. Ainsi, on peut entrer dans l’univers merveilleux de Bob l’éponge ou participer à des attractions délirantes avec Les Simpsons ou futuriste en compagnie de Terminator… Une fois lassé des courses poursuite en 4D avec Shrek, on peut ensuite monter à bord du petit train pour le Studio Tour. Guidés par Woopy Goldberg (en vidéo et carton pate) nous visitons alors les décors de productions anciennes ou plus récentes (le motel de Psychose, des rues de western, le requin dans le bassin des Dents de la mer, des reconstitutions  de villes européennes…). De même, le parcours passe par les célèbres allées bourgeoises de Wisteria Lane, au cœur du décor de Desperate Housewifes ! On s’attend à voir surgir Eva Longoria de l’une de ces maisons criantes de réalisme.

Sous le soleil de Californie, tout n’est qu’illusion… Après avoir pris notre dose de rêve américain, il est temps pour nous de quitter Hollywood et son monde sucré et coloré pour New York ou nous attendent déjà Laurent et Philippe, fraichement débarqués de leur obscure province… (private joke pour Laurent Poss') !



Bonus Video :
Un matin a Santa Monica...
Matin musique a la guitare electrique


Un matin a Santa Monica...
Moment Bob Marley au xulophone a Santa Monica Pier...


Un matin a Santa Monica...
Moment funk completement CrazyBus ...ou l'inverse !


Santa Monica by night...
Moment jazz live sur la 3eme rue

Visite a Universal Studio...
Un tour a Wisteria Lane, les decors de la fameuse serie Desperate Housewife

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 03:59
Après deux dernières journées à Tokyo pour revoir les quartiers qui nous avaient plus, nous avons finalement sombré dans une hystérie de shopping compulsive… C’est donc le cœur gros, le porte-monnaie léger et la larme à l’ œil que nous avons laissé derrière nous l’Empire du Soleil Levant pour rejoindre les Etats Unis.

Après un long vol (10 heures), nous atterrissons à San Francisco. Première constatation : nous sommes complètement ravagés par le jet-lag…  Départ de Tokyo à 17 heures… arrivée le même jour à 10 heures : ca perturbe les plus vaillants organismes !

Ayant décidé de ne passer que 4 jours à San Francisco, dès notre arrivée, nous partons visiter les alentours de notre hôtel : Union Square et Financial District et Chinatown… dans une chaleur étouffante !

Le cœur de la ville est très moderne. De longues et pentues avenues sont bordées de buildings aux styles et époques variés. Le plus célèbre d’entre eux est la Transamerica Pyramid de 1972, très futuriste… pour l’époque !

A coté du quartier des affaires, Union Square est le véritable centre de la ville. Cette place très contemporaine est entourée par des boutiques de luxes, restaurants et grands magasins. Dès le matin, il y règne une grande animation bien que la place soit aussi un lieu ou l’on peut se poser pour boire l’incontournable café Starbuck à emporter, observer le passage, ou bouquiner sur  un banc.

Au nord de Union Square, on entre dans Chinatown en passant sous une sorte de portique en forme de pagode. Ici, le changement d’ambiance est radical, nous sommes dans une des plus importantes communautés chinoises hors d’Asie (tout de même plus de 120 000 habitants). Les rues sont bordées de temples et de boutiques variées : restaurants, magasins de vêtements, épiceries, souvenirs kitchs…

Le lendemain, un peu lassés des rues en pentes incontournables (sympathiques et très pittoresques… mais épuisantes à la longue, tout de même !), nous empruntons l’emblématique cable-car pour rejoindre Russian Hill.

Ces étonnants tramways descendant les pentes à l’aide d’un jeu de câbles enterrés sont indissociables de l’image de Frisco ! C’est donc accrochés au marchepied d’une de ces antiques machines que nous nous hissons au sommet des collines les plus célèbres de la ville. Nous nous félicitons de nous être fait tractés aussi haut lorsque nous découvrons la vertigineuse Crookedest Street qui descend en zigzag (à l’époque pour permettre aux attelages de l’emprunter).

Alentour, Russian Hill et Nob Hill étalent les fastes de leur architecture : pavillons victoriens ou constructions plus audacieuses, d’inspiration art déco. C’est une magnifique balade urbaine avec des points de vue hallucinants sur la baie de San Francisco et l’océan pacifique. Au détour d’une avenue, nous découvrons la Macondray Lane qui inspira Armistead Maupin pour ses fameuses Chroniques. C’est cette ruelle à laquelle on accède par des marches en bois qui fut rebaptisée Barbary Lane par l’écrivain (et là, nous savons que plus d’un fan de Mme Madrigal se demandera si nous avons vu des petits cadeaux de bienvenue scotchés sur les portes). L’allée est presque entièrement recouverte de végétation. On se sent loin de la ville et on retrouve vraiment l’atmosphère des Chroniques.


Au pied de Nob Hill, se trouvent les quartiers de North Beach et Telegraph Hill. Le premier est majoritairement investi par la communauté italienne. Tout rappelle l’Italie : drapeaux, commerces et la langue que l’on parle dans les rues. Tout vous pousse à aller déguster pizzas, pasta et autre prosciutto et parmiggiano dans un des nombreux restaurants du quartier. Une étape gastronomique agréablement dépaysante !

 

Un peu plus haut, sur Telegraph Hill, se dresse la Coit Tower. Une tour en forme de lance à incendie, au sommet de laquelle se dévoile de superbes panoramas de la ville et de la baie. Au pied de la tour, se succèdent parcs et jardins.

 

Aprés avoir dégusté notre premier hamburger (taille XXL pour les européens), nous poursuivons notre visite. Ces itinéraires urbains nous ont donné envie de nous mettre au vert.

Ainsi, nous nous sommes dirigés vers le Parc du Presidio au nord de la ville. Planté d’eucalyptus, il permet d’accéder au Golden Gate Bridge en longeant  une plage sur laquelle les gens promènent leurs chiens.


A gauche, le monumental et célèbre pont (qui n’est pas rouge mais orange !). A droite, au centre de la baie, l’ile-prison d’Alcatraz. Et là, face à cet emblématique pont de style art déco, malgré le jet-lag, au milieu des mouettes crâneuses et des otaries voleuses (de poisson aux pêcheurs), nous prenons conscience que nous sommes VRAIMENT à San Francisco... !

En repartant du Parc du Presidio, on peut faire une halte dans le quartier de Pacific Heights afin de déjeuner dans un authentique drive-in des années 50. Tout y est : juke-box sur les tables, Elvis en fond sonore, serveurs coiffés de caletot en carton, mobilier en formica et ballons colorés pour les enfants… On se croirait dans Happy Days et s’attendrait presque à voir surgir Fonzy et sa banane ! Autre quartier incontournable et légendaire de San Francisco : Castro, la Mecque des gays et lesbiennes de tous les horizons.

Les abords du quartier sont très résidentiels et particulièrement agréables à arpenter. De coquettes petites villas longent des rues toujours aussi pentues et conduisant sur Castro Street, la colonne vertébrale du quartier. Ici, cafés concepts, restaurants chics et boutiques très originales se succèdent entre deux sex shop et autres enseignes spécialisées dans le travail de la Marijuana. A vrai dire, ce n’est plus vraiment le quartier mythique des années 70 et 80. Il ressemble aujourd’hui à beaucoup d’autres de ses homologues dans le monde, mais reste néanmoins le cadre d’une balade très sympa au milieu des rainbow flags, dans une ambiance bon enfant et tolérante. Notons la présence (toujours fashion visiblement) de superbes spécimens à la moustache soigneusement entretenue et au look incroyablement rétro.


Pour notre dernière journée a Frisco, direction le quartier de Mission. Après deux jours et demi de chaleur intense, nous profitons d’une brise marine des plus frigorifiantes malgré le soleil éclatant.

Mission est un des quartiers les plus sympas de la ville. Il abrite la principale communauté latino-américaine de la ville. Le quartier fut fondé en 1776 par les Franciscains espagnols. Aujourd’hui c’est un quartier populaire en voie d’embourgeoisement ou de nombreux commerces conservent une très forte identité hispanique. D’ailleurs, l’espagnol est la première langue parlée dans les rues, comme en témoignent de nombreuses enseignes.

L’un des trésors de Mission est constitué par le grand nombre de murs peints qui jalonnent les rues.


Certaines d’entre elles présentent une succession de scènes révolutionnaires, de femmes, de bandes dessinées, de thématiques liées aux difficultés d’intégration.Un très beau trek urbain aux saveurs latines exotiques, plein de couleurs et d’animation, un de nos meilleurs souvenirs !



Pour terminer en beauté, nous grimpons une dernière fois dans un quartier haut perche : Haight-Ashbury. C’est ici que sont nés les mouvements hippies, punk…

A l’origine un des quartiers les plus chics de la ville, il fut détruit par des séismes et des incendies à de nombreuses reprises. Néanmoins, il subsiste dans ces rues des curiosités architecturales tout à fait exceptionnelles faites de villas victoriennes extravagantes, élégantes, d’alignements de pavillons soignes…

Le quartier connait une renaissance grâce à la jeunesse branchée de la ville qui se plait à investir ses nombreux coffee-shop et autres boutiques de fringues tendances. Au cours de notre promenade, et malgré le vent sibérien qui s’abattait sur nos pauvres T-shirts, nous avons tout de même pris le temps pour un pèlerinage devant la maison de celle qui restera à tout jamais la reine des tox : Janis Joplin… un grand moment d’émotion !


Trop bouleversés par la découverte de l’ancienne demeure de notre mère spirituelle, nous zappons la maison de Jimi Hendrix pour rejoindre le parc d’Alamo Square, d’où nous découvrons une vue prodigieuse sur la ville. (cf. photo d’introduction)

Voila ! Demain nous récupérons notre voiture de location (à boite automatique !) qui aura pour mission de se laisser docilement conduire jusqu'à Los Angeles.

San Francisco est une ville magnifique qui offre une qualité de vie exceptionnelle. C’est une douce introduction aux USA. Nous saurons bientôt si la suite de notre route sera aussi passionnante…



Bonus video :
Manoeuvre d'aiguillage du cable-car


Passage d'un cable car dans une rue de San-Francisco

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Accueil du Crazy Asiatic Tour


Le projet :
- Un congé sabbatique de six mois du 1er novembre 2008 au 5 mai 2009
- Un déménagement avec meubles et chat confiés à la famille et aux amis
- Un périple à deux en asie du sud-est puis aux USA (histoire de faire le tour du globe)
- Des "Guests" attendus à certaines étapes (mais chut...!)
Les contributeurs :
Françoise (Cat sitters) et Céline (Taxi cat), Pierre, Francine, Marie-Rose et Jean-Marie (facteurs et garde-meuble), Philippe et Manu (hospitalite et logistique parisiennes), Babette (aide professionnelle, bonne humeur et generosite)

Le blog "Crazy Asiatic Tour" pour partager notre périple !
Pour connaitre les étapes de notre voyage, découvrez le parcours que nous avons prévu dans la rubrique >
Itinéraire.
Ensuite, vous pourrez suivre nos aventures au fil de l'eau. Depuis là-bas, nous mettrons en ligne photos et impressions au travers des articles ci-dessous. De votre côté, laissez-nous vos commentaires... ou preparez votre voyage en puisant des infos dans les rubriques >Budget ou >Liens, Bons plans et copinage !




Thomas &
Stéphane 
(Crazy Bus Tour operator)

Dédicace

TANTE VÉROCe blog et notre projet sont dédiés à Véro (notre "Vieille Tante") en hommage à sa joie de vivre, son altruisme et son goût des voyages (de toutes sortes...). Nul doute qu'elle nous accompagnera tout au long de cette aventure, et bien plus encore. Nous tenterons alors d'être à la hauteur de la leçon de vie qu'elle nous a délivrée.

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