
Nous avons le plaisir d'informer nos fideles lecteurs que, pour le trajet nous menant a Pushkar, nous avons retrouve le fameux bus-local-couchette (cf. article precedent
Udaipur)...!

Ce long trajet en bus de 8 heures (je rassure maman : j'avais mis mes bas de contention !) nous a permis de faire la connaissance de Maryline, jeune touriste quebecoise qui, comme nous, etait en errance au Rajasthan. C'est donc ensemble, que nous sommes arrives a destination... Enfin, pas tout a fait !
Le bus, en realite, avait pour terminus Ajmer, une petite ville un peu glauque a 10 km de Pushkar. C'est donc apres de longues negociations avec les rickshaws, que nous avons pu rejoindre la gare routiere pour prendre un autre bus (encore plus local !) pour parcourir les 10 derniers kilometres. Entasses comme des ortolans dans le gosier de Maite, les 80 passagers de ce bus dote de 50 places assises (estimation a vue d'oeil par dessus le sac a dos pose sur les genoux) nous ont fait vivre un moment finalement assez drole. Detaches de la realite, nous avons vecu ce trajet un peu comme si celui ci devait être le dernier. Par egard pour nos meres (et oui encore !), nous ne developperons pas la conduite de nuit demente du chauffeur sur les routes sinueuses et defoncees du Rajasthan.

Pushkar n'est pas une ville follement passionnante. C'est une toute petite cite blottie autour d'un lac sacre, dans lequel le dieu Bhrama aurait laisse tomber une fleur de lotus. La ferveur est importante car c'est la seule ville hindouiste ou l'on celebre son culte. Les pèlerins sont nombreux a venir pour effectuer des offrandes et s'immerger dans l'eau sacrée au rythme des musiques religieuses qui envahissent la ville tout au long de la journee.
La ville etant sacree, il est interdit de photographier les rives du lacs, ainsi que les abblutions des pelerins.
L'autre aspect de Pushkar c'est le mercantilisme a outrance : les rues sont envahies de boutiques de fringues baba cool et autres cochonneries a touristes.
Le spectacle est permanent. Aussi, en qualite de
bouches de vieilles voyageuses que nous sommes, nous ne resistons pas au plaisir de vous decrire la population. Nombreux sont les hippies largement quinquagenaires a errer dans les etroites venelles de Pushkar toutes dreads-locks crades au vent et vetus de l'uniforme reglementaire du Baba trop cool : pantalons sale sans forme + Crocs flashy (ou chaussures de bloc operatoire pour Steph),... Bref, bloques definitivement en 1970.
Dans un epilogue de l'Inde a venir, nous developperons sur les autres creatures Backpackers et neo-babas rencontres dans ce beau pays...

Pas grand chose a faire ni a voir a Pushkar qui s'avere malgre tout etre une agreable et reposante etape qui nous a permis de regler les derniers details de notre fin de sejour en Inde : envoi d'un enorme colis pour alleger nos sacs a dos (oui, papa et maman: je vous ai envoye un mail a ce sujet...), confirmation de notre vol Delhi-Bangkok, envoi de mails promis aux differentes rencontres de notre voyage (Carolina et Ignacio chez qui nous sommes convies en Argentine et en Suede). Le tout etant, bien entendu entrecoupe de pauses Chai avec vue superbes sur le lac et la ville depuis les toits terrasses.
Le passage a la poste fut fort interessant. Sachez donc que, pour envoyer un colis par la poste, celui-ci doit etre emballe soigneusement dans un tissus reglementaire blanc qui sera scelle par coutures et cachet a la cire. Par consequent, chaque service colis de la poste possede son prepose aux colis... et sa machine a coudre. Voici la photo du colis pret a partir pour la France.

Dans quelques heures et non sans emotion, nous retrouvons le train de nuit qui nous conduira jusqu'a Delhi. Nous nous preparons au retard previsible du Rajdhani Express (qui vient de Bombay...!) et aux inevitables discussions dans le compartiment pour determiner quelle sera notre couche...! Mais la chance est avec nous car nous sommes desormais sous la protection de Brahma...