16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 10:31

Voici une liste forcement incomplète et subjective que nous dressons afin de faire un condense de ces 6 semaines géniales en Inde.

Voici donc ce qui surprend, ce qui énerve, ce qui fatigue, ce qui émerveille, ce qu'on a aimé ou détesté...

Les rots (et que dire du hoquet !), les raclements de gorge + crachats, les pets...
Effectivement, tel une forme de ponctuation dans la conversation, nous avons ete souvent temoins et recipiendaires d'enormes eructations au detour d'une phrase, d'un silence ou tout simplement pour le plaisir de son auteur... De meme, le raclement tres profond de gorge semble etre une activite routiniere !
Enfin, puisque la nature a pourvu l'homme de differents orifices, nous nous souviendrons de ce monsieur indien "tres comme il faut", avec lequel nous partagions la banquette dans un train : un monsieur tres affable qui n'hesitait pas a ponctuer ses phrases d'autant de pets que de sourires et d'informations sur sa region.

La circulation, les klaxons, les vaches, les taxis, les pollutions (Mention speciale : Jaipur et Calcutta)
Dans les grandes metroploles comme dans les villes moyennes, l'atmosphere est souvent irrespirable. Les mauvais carburants diesel des bus et camions ajoutes a celui des moteurs 2 temps des rickshaws forment une fumee epaisse et lourde dans les rues. 
De meme, l'usage des retroviseurs est inconnue (toujours rabbattus, voire detruits); la conduite se fait au klaxon ce qui parfois s'avere insupportable.  
Les taxis sont tous des vehicules de marque indienne (modele unique Ambassador) souvent hors d'age mais avec moult Ganesh (+ Krishna + Vierge Marie + Jesus... a Goa !) clignotants. Ce tuning a l'indienne s'applique aussi aux Rickshaw (triporteurs emblematiques de l'Inde), tous tres decores, personnalises mais dont les chauffeurs (rickshaw wallahs) sont d'une malhonnetete legendaire et dont le harcellement a la sortie des gares est vraiment saoulant (mention speciale : Agra et Benares) !
Quant aux vaches,elles sont partout presentes: dans les rues, sur les routes debout, couchees... Genant le passage dans la vieille ville, bloquant la circulation... Toujours nonchalantes et parsemant de bouse les chemins !

Les trains indiens, les gares, l'administration :
Leurs retards, l'ambiance, leurs passagers, les rencontres, la crasse parfois... Et dans les gares: les voyageurs qui dorment sur le sol, les vendeurs de chai, de journaux, de samossas...


La lenteur de l'administration (pour reserver un billet de train, a l'office du tourisme...)

Les autres backpackers :
Le meilleur cotoie le pire... C'est aussi un interessant effet miroir. Les creatures (dont nous avons volontairement change les noms pas souci de respect de la dignite humaine...)
1- Caro a Darjeeling
Caro a 24 ans et toute la vie devant elle. Pourtant, elle s'ennuie dans le triplex de ses parents au Champs de Mars. A la fin de ses etudes de lettres, elle a decide de fuir ce monde occidental ou ne regne que le pouvoir de l'argent pour retrouver un peu d'authenticite en Inde. C'est donc la bourse pleine que Caro se retrouve a Darjeeling passant 15 heures par jour sur msn avec maman...
"Ouais, j'veux dire...l'occident c'est la souffrance."
2- Jimmy de Benares
Jimmy a quitte Liverpool il y a deux ans pour fuir un serieux probleme d'alcoolisme et de violence conjugale. Fraichement debarque en Inde, il s'est decouvert une passion pour le bouddisme, rase ses cheveux de hardos et ne porte plus que la tunique saffran des moines bouddistes (achete dans un boui-boui a Benares). Helas, toute la devotion du monde n'effacera pas les tatouages Metallica sur son bras...
"Do you have beer...?"
3- Chantal et Christian
Professeurs de francais et d'arts plastiques a la retraite accompagnes de Mireille leur amie guouailleuse a la chi-chi antibio-resistante). Ils s'emmerveillent a vous raconter leur periple d'un mois en Asie comme si vous etiez leurs eleves... mais quelle truculence ! quelle culture ! Pendant ce temps, Mireille vous explique sa diarhee par le menu...
" Malgre ma connaissance des arts asiatiques, je n'ai pas ete sensible a ce pseudo raffinement du Japon, voyez-vous...."
4- Bea
A 42 ans, divorcee, Bea veut donner un nouveau sens a sa vie. DRH dans une multinationale a la Defense, elle aime retrouver la serenite et l'authenticite des lointaines contrees asiatiques dans lesquelles elle se rend chaque annee depuis 3 ans deja. A peine debarquee de l'avion, Bea se contraint a des regles d'ascete et se debarrasse de ses chaussures afin de se sentir plus proche des autochtones. C'est donc pieds-nus que nous l'avons rencontree en compagnie d'un couple d'amis avec lesquels elle partage son experience de l'Asie, loin de la societe de consommation qui vous fait oublier votre identite profonde. 
" Ouaisheu... tu vois mon appareil c'est un 8 millions de pixels, j'lai trouve a Paris pour 100 Euros. Alors, franchement, quoi 200 dollars... excuse moi mais ici ils abusent trop, 'faut pas deconner non plus, quoi... Tu vois c'que j'veux dire ?"

Et a cote de toutes ces creatures dignes du Crazy Jet, nous garderons en memoire les sympathique rencontres et les moments partages avec Tae Seok (artiste et professeur de percussions coreen), Maryline (etudiante - voyageuse - travailleuse -voyageuse de Quebec), Carolina et Ignacio (ex-publicitaires echappes d'Argentine qui apres avoir contribue a enrichir leur multinationale sont partis en Asie pour une quete initiatique)...

Les indiens, les gamins :
Les trois questions incontournables qui sont posees lors de chaque rencontre : Where do you come from ? What's your job ? Are you married ?
Les "Hello !" des gamins dans les vieilles villes qui courent pour te serrer la main en rigolant
Les ecoliers en uniformes en grappes dans la rue

Les couleurs, les odeurs...

Couleurs eclatantes des saris et des turbans au Rajasthan, la couleur omnipresente des villes, ou celle des temples fluo, des oeillets d'inde, des epices sur les marches.
L'odeur aussi des d'epices, de merde, de pourri, d'urine, d'encens et de beurre...
La cuisine indienne, le chai  :
Le beurre, le beurre, le beurre ! Le lait plus qu'entier !
Les aliments QUI ONT DU GOUT (poulet, mouton, legumes...)
Les thalis, korma muglai, lassi, les onions pakoras
La biere Kingfisher (meme si elle fait mal a la tete !)
La cardamome : partout, dans tout : sucre sale et...entieres ! (quand tu croques, c'est violent !)
Le the (masala chai) a tout moment de la journee

Le look, les stars, la fashionerie !
La tendance du moment pour les mecs : jeans delaves pattes d'eph avec des broderies elaborees sur les poches arriere (a porter avec des tongs, bien sur !). Mais aussi, lorsque l'on est plus age (et fonctionnaire ou grande gueule...bref quand on a reussi !) : on se doit d'arborer une magnifique coloration rousse et moultes bagues !
Les stars (blanches) de Bollywood omnipresentes dans les journaux, les affiches, les pubs...

Les animaux
Les vaches (!), les chiens errants, les singes, les squirrels (petits ecureuils fourbes), les martin-pecheurs, les mouches...


La diversite

Celle du pays : les populations, les paysages, les climats, l'architecture, les niveaux de vie, les langues, les religions, ... 

Un pays de contrastes et de paradoxe : tradition et modernite (connections Internet pourries et la mollesse du personnel des cybercafe !) Beaute de la nature et l'environnement peu respecte (decharges dans les cours d'eau devenus souvent putrides...)

Bref...
Tout ceci, et plus encore qui fait que l'Inde est l'Inde et qu'on y reviendra !

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 13:37

Dommage, dommage...! Notre derniere etape en Inde ne sera pas un souvenir memorable.

Bien installes dans notre petit hotel sordide de Pahar Ganj, nous avons neanmoins tente pendant 24 heures de decouvrir la capitale federale.
Deja refroidis par l'accueil a la gare ou de nombreux individus vous harcellent en vous donnant de fausses indications, nous n'avons ecoute que notre Lonely Planet et notre bon sens afin de nous rendre a notre guest house. Par la suite, nos premieres impressions furent confirmees : Delhi est une ville qui manque foncierement de personnalite et de centres d'interet. Moins polluee que Bombay, mais pas aussi dynamique. Moins fatigante que Calcutta, mais pas aussi envoutante.

La visite des differents quartiers de la ville se fait assez rapidement, d'autant que pour eviter de se faire arnaquer par les rickshaw wallahs sans scrupules, nous avons utilise le metro tres moderne.

D'abord Old Delhi frenetique, sale et bruyante ou se trouve le Fort Rouge (bien decevant apres celui d'Agra) et la Mosquee Jama Masjid, la plus grande du pays (que nous avons boycotte a cause du tarif demande pour y rentrer avec un appareil photo auquel on ne peut se soustraire).
Ensuite, Pahar Ganj le quartier ou nous logeons, une sorte d'enclave touristique plutot interlope et bon enfant (malgre la crasse et les sollicitations incessantes des vendeurs et des rickshaws). Enfin, New Delhi, quartier de la demesure brittanique ! Cette partie de la ville est une experience urbaine plus ou moins heureuse qui se caracterise par de gigantesques avenues arborees bordees de batiments officiels a l'architecture pretentieuse hybride (mogolo neo classico britannique...!). Cette zone est sans vie car sans habitations ni commerces de proximite. Un peu plus au nord dans New Delhi, l'imposante Connaught Place concentre les restaurants et les boutiques frequentes par la classe moyenne. Nous nous sommes offert une seance shopping-renouvellement de garde robe chez Fabindia !


Voila, comme toujours notre avis est forcement subjectif, mais la capitale de l'Inde ne nous a pas seduits !

Nous quittons l'Inde dans quelques heures, non sans un peu de nostalgie en repensant a ces six semaines formidables que nous venons de vivre... Nous avons d'ailleurs prepare un petit resume en guise d'epilogue...

Seconde etape de notre Crazyasiatictour : la Thailande.

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 12:43
Nous avons le plaisir d'informer nos fideles lecteurs que, pour le trajet nous menant a Pushkar, nous avons retrouve le fameux bus-local-couchette (cf. article precedent Udaipur)...!
Ce long trajet en bus de 8 heures (je rassure maman : j'avais mis mes bas de contention !) nous a permis de faire la connaissance de Maryline, jeune touriste quebecoise qui, comme nous, etait en errance au Rajasthan. C'est donc ensemble, que nous sommes arrives a destination... Enfin, pas tout a fait !
Le bus, en realite, avait pour terminus Ajmer, une petite ville un peu glauque a 10 km de Pushkar. C'est donc apres de longues negociations avec les rickshaws, que nous avons pu rejoindre la gare routiere pour prendre un autre bus (encore plus local !) pour parcourir les 10 derniers kilometres. Entasses comme des ortolans dans le gosier de Maite, les 80 passagers de ce bus dote de 50 places assises (estimation a vue d'oeil par dessus le sac a dos pose sur les genoux) nous ont fait vivre un moment finalement assez drole. Detaches de la realite, nous avons vecu ce trajet un peu comme si celui ci devait être le dernier. Par egard pour nos meres (et oui encore !), nous ne developperons pas la conduite de nuit demente du chauffeur sur les routes sinueuses et defoncees du Rajasthan.

Pushkar n'est pas une ville follement passionnante. C'est une toute petite cite blottie autour d'un lac sacre, dans lequel le dieu Bhrama aurait laisse tomber une fleur de lotus. La ferveur est importante car c'est la seule ville hindouiste ou l'on celebre son culte. Les pèlerins sont nombreux a venir pour effectuer des offrandes et s'immerger dans l'eau sacrée au rythme des musiques religieuses qui envahissent la ville tout au long de la journee.
La ville etant sacree, il est interdit de photographier les rives du lacs, ainsi que les abblutions des pelerins.
L'autre aspect de Pushkar c'est le mercantilisme a outrance : les rues sont envahies de boutiques de fringues baba cool et autres cochonneries a touristes.

Le spectacle est permanent. Aussi, en qualite de bouches de vieilles voyageuses que nous sommes, nous ne resistons pas au plaisir de vous decrire la population. Nombreux sont les hippies largement quinquagenaires a errer dans les etroites venelles de Pushkar toutes dreads-locks crades au vent et vetus de l'uniforme reglementaire du Baba trop cool : pantalons sale sans forme + Crocs flashy (ou chaussures de bloc operatoire pour Steph),... Bref, bloques definitivement en 1970.
Dans un epilogue de l'Inde a venir, nous developperons sur les autres creatures Backpackers et neo-babas rencontres dans ce beau pays...

Pas grand chose a faire ni a voir a Pushkar qui s'avere malgre tout etre une agreable et reposante etape qui nous a permis de regler les derniers details de notre fin de sejour en Inde : envoi d'un enorme colis pour alleger nos sacs a dos (oui, papa et maman:  je vous ai envoye un mail a ce sujet...), confirmation de notre vol Delhi-Bangkok, envoi de mails promis aux differentes rencontres de notre voyage (Carolina et Ignacio chez qui nous sommes convies en Argentine et en Suede). Le tout etant, bien entendu entrecoupe de pauses Chai avec vue superbes sur le lac et la ville depuis les toits terrasses.
Le passage a la poste fut fort interessant. Sachez donc que, pour envoyer un colis par la poste, celui-ci doit etre emballe soigneusement dans un tissus reglementaire blanc qui sera scelle par coutures et cachet a la cire. Par consequent, chaque service colis de la poste possede son prepose aux colis... et sa machine a coudre. Voici la photo du colis pret a partir pour la France.
 
 
Dans quelques heures et non sans emotion, nous retrouvons le train de nuit qui nous conduira jusqu'a Delhi. Nous nous preparons au retard previsible du Rajdhani Express (qui vient de Bombay...!) et aux inevitables discussions dans le compartiment pour determiner quelle sera notre couche...! Mais la chance est avec nous car nous sommes desormais sous la protection de Brahma...

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 06:20

Nous avons donc continue notre cure de repos. Quel meilleur endroit pour cela qu'Udaipur ! Imaginez un instant : un palais de conte de fees et une petite ville assoupie au bord d'un lac sur lequel trone majestueusement un ancien boudoir de maharaja reconverti aujourd'hui en hotel de luxe (Lake Palace). Decidement, ces maharajas sont de veritables voleurs de vie...

L'arrivee dans notre guest house a ete une recompense apres plus de six heures de trajet cahoteux en bus.
Au passage, notre decouverte des bus-couchette  fut une veritable revelation ! Quelle etonnement de voir tous ces voyageurs locaux s'entasser sur des banquettes superposees et fermees par une vitre fumee coulissante dans le plus pur style bocal ! Il est, dans ce cas, vivement recommande de bien supporter la position assise en tailleur des heures durant (impossible pour nos pauvres genoux d'europeens).  Heureusement, nous etions assis sur de vrais sieges et n'avions qu'a gerer nos enormes sacs a dos dans le passage...(pas de soute a bagages !)

Recompense a notre arrivee, disions-nous, et vous vous languissez de savoir pourquoi ?
Notre petite guest house, situee dans un des quartiers les plus calmes de la ville, au bord du lac (et des moustiques) fut une vraie oasis propice au larvage et a la contemplation. De la chambre, comme de la terrasse, superbe vue sur la ville et, sur le toit, profusion de coussins, banquettes moelleuses et musique douce...
Le raffinement tout relatif de notre chambre decoree de peintures murales (a la facon des miniatures rajastanies) et la splendide vue sur le lac ne nous ont pas empeche d'y etablir un gros squat : suspension tres elaboree de la moustiquaire (facon toile d'araignee geante) , chasse d'eau au sac plastique (un brevet a deposer en rentrant !). Bref, nous nous sommes tres rapidement appropries les lieux.
  
Durant ces quatres jours, notre visite de la ville s'est donc limitee a la flanerie sur les ghats, a la visite du City Palace (residence de l'actuel maharaja) et une superbe balade en bateau sur le lac au soleil couchant. C'est a ce moment de la journee qu'Udaipur, la ville blanche, se transforme en une vision onirique de cite doree se refletant dans le lac entoure de montagnes brumeuses... Sublime !
 

C'est avec regret que nous quittons Udaipur cet apres-midi (pour 8 heures de bus, cette fois-ci - ne reculant devant aucune difficulte !) direction Pushkar, notre derniere etape au Rajasthan.

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 11:25
C'est sans nul doute de cette facon, subtile et elegante, que Sophie Marceau et Francois Valery (artistes majeurs de la chanson francaise contemporaine a texte) auraient declame leur fascination pour Jodhpur...

Ne possedant ni leur talent, ni leur renommee internationale, c'est avec bien plus de modestie que nous allons tenter de vous parler de notre sejour dans la cite bleue.

Nous nous sommes poses a la pension Durag Niwas Guest House, un lieu propice au farniente. Nous avons ete accueillis par une charmante famille au milieu de batiments bleus agrementes de nombreux voilages multicolores et vaporeux. Sur le toit, un espace lounge avec coussins et tapis rajasthanis invite a la detente (et nous ne nous en sommes pas prives).

En effet, seduits par la serenite (et les tarifs) du lieu, nous n'avons pas hesite a y passer deux jours entiers de notre sejour a Jodhpur : sieste, lecture, chai dans le patio ombrage... Bref, LA VRAIE VIE, comme on ne la concoit pas rue de la Boetie..!

C'est donc parfaitement reposes que nous sommes partis a la decouverte de Jodhpur. La ville, deuxieme en taille du Rajasthan, est tres etendue. Elle est dominee par un majestueux fort juche sur une colline : Meherangar Fort, residence historique des maharajas. C'est une fantastique construction de gres rouge contenant plusieurs palais et des centaines de pieces, cours et de tres sinueux remparts. Sans doute, une des plus belle forteresse du Rajasthan.

A ses pieds, s'etend la vieille ville dont les maisons sont peintes traditionnellement en bleu lavande, couleur des brahmanes, qui a aussi la caracteristique d'eloigner les insectes. Les ruelles de la vieille ville sont tres agreables a parcourir, bordees d'echoppes d'epices, d'encens, de fruits et legumes et de vaches, bien evidemment (qui parfument a leur maniere la promenade...).
 
Aux portes de la vieille ville, le quartier de la Tour de l'Horloge est un marche a ciel ouvert ou l'on trouve absolument de tout (epices, alimentation, vetements, accessoires de cuisine, encens, jouets, objets en osier ou ceramique...). On peut s'y arreter et y deguster le fameux Lassi Makahania (specialite de Jodhpur : citrone, sucre et ultra cremeux a base de safran... diabolique ! !), ou encore faire une pause dans la rue a l'Omelette Shop et y savourer un bon sandwich a l'oeuf sauce massala...!


De retour a la guest house et apres quatre jours reposants autant qu'enrichissants, il est deja temps de refaire nos bagages. Demain matin a 6h30 (!!!) nous prenons un bus pour Udaipur. Le trajet ne sera pas si long (6 heures) car nous avons telecharge et ecouterons en boucle sur notre Ipod, sur les routes du Rajasthan, Sophie M. et Francois V. qui, pour nous, a tout jamais sont  lies a la ville bleue...
"Dreaeaeaeam in blue, je reve en bleu, je dreaeaeam in blue...."

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 12:00

JAISALMER - Scene de rueBien des titres auraient pu etre donnes a cet article pour vous conter ces cinq jours a Jaisalmer...

Par exemple : Nous sommes toujours vivants, Jaisalmer c'est loin de Bombay, merci bien !

Ou encore : La douzieme ceremonie des escarres - Festival indien du film de fesses

Mais aussi : Ca sent tres fort la bouse, mais c'est tellement jeuli  (version Antoinette Deume in Belle du Seigneur)

Egalement : Jaisalmer - dedicace particuliere de Thomas a Vero MOREL ancienne infirmiere baba-cool !

Bref, la liste aurait pu etre longue, alors venons en au fait...

 

Apres un long et fatiguant voyage en train (mais on ne va pas developper a chaque fois !), nous sommes arrives a Jaisalmer, citadelle de gres ocre erigee en 1156 dans le desert du Thar. C'est une petite ville tres agreable qui entoure un superbe fort.

Malgre l'enorme affluence touristique (et l'ambiance mercantile qui va avec), le site a beaucoup de charme. Il est tres agreable de se perdre dans les petites ruelles pavees de la citadelle, ponctuees de temples Jains, du palais du Maharaja et de vaches sacrees...

En dehors de la forteresse, la vieille ville cache aussi de superbes demeures traditionnelles rajasthanies appelees des havelis. Ces constructions, concues comme des Legos pour palier l'absence de mortier (pas d'eau dans le desert !), sont en pierre finemement ciselee et comportent des interieurs richement decores. On devine aisement le niveau de raffinement des occupants de l'epoque (du XVIIIeme au XIXeme siecle).

Jaisalmer - Scene de rue  Jaisalmer - Dans la citadelle Jaisalmer - Dernier etage d'une haveli

 

Mon chameau s'appelait Mylene...Mais Jaisalmer, c'est aussi le desert du Thar... et ses incontournables Camel Safari (very cheaper for you my friend, i make you good price !). Nous avons donc opte pour la version 2 jours - 1 nuit... et Dieu merci, il n'en fallait pas plus !

 

A voir le doux regard de ce tendre ruminant, on imagine pas reellement le cote demoniaque de la randonnee chameline... Et pourquoi le chameau de Steph s'appelait-il Mylene, nous demanderez-vous, curieux lecteur ? He bien, tout simplement, parce que comme la star de toutes les stars de la poesie francaise, ce chameau etait pur : il ne defequait jamais (comme Mylene, qui -c'est bien connu- elle aussi, tres pure, ne fait jamais caca !)

Monsieur Crotte nous pardonnera, on l'espere, cette scandaleuse comparaison avec l'Ange Roux ... 

 

Hormis cette caracteristique de purete chameline, l'inconfort extreme de la selle nous a fait gouter au supplice du frottement prolonge de fessiers dans l'odeur permanente des flatulences qui accompagnent les dejections continuelles de ces placides ruminants. Ces dernieres, que nous avons eu tout le loisir d'observer durant des heures et des heures, ont l'apparence etrange (mais neanmoins elegante) de grosses olives verdatres et luisantes tombant dans un bruit mou et delicat rompant le silence du desert... (en esperant satisfaire nos amis poetes scatophiles qui se reconnaitront...).

Ce chameau s'appelait Mylene...!Photo Fragiles citadins, nous avons su faire taire nos fondements respectifs afin de profiter au mieux de la beaute lunaire des paysages traverses : tantot etendues de rocailles rouges, tantot steppes peuplees d'antilopes et de renards, tantot desert de sable... La premiere journee de meharee s'est terminee par un feu de camp et un repas confectionne par notre guide avant une fraiche nuit a la belle etoile au milieu des dunes et des scarabees...

Le retour sur Jaisalmer fut particulierement douloureux pour nos sacrums -aujourd'hui encore convalescents- plus habitues au confort douillet du 8eme arrondissement de Paris ( France - MONDE - capitale de l'Univers...)

Coucher de soleil sur les dunes du Thar Ombres chamelines...!! Dans les steppes...

Pour ne pas changer, c'est encore en train de nuit que nous quitterons ce soir Jaisalmer pour Jodhpur, notre prochaine etape.

Chers lecteurs, parents et amis : merci de vous etre inquietes pour nous suite aux tristes evenements de Bombay. Nous sommes, tres egoistement, plus inquiets au sujet de la situation actuelle en Thailande...

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 14:50

Un nom qui fait rever... Jaipur... BoucheronLe palais des vents - JAIPUR en a meme fait un parfum en forme de bijou...

La realite est tout autre. La ville rose est monstrueusement polluee, bruyante et chaotique ! Caracteristiques qu'elle partage avec Calcutta sans en avoir le charme. 

Vous nous trouvez durs ? A nos yeux, la capitale du Rajasthan n'est pas une ville passionnante. Toute tournee vers le commerce (cotonneries et joaillerie), Jaipur ressemble a un gigantesque bazar. Le moindre deplacement est epuisant du fait de la chaleur et la pollution (respirer les pots d'echappement lors d'un trajet en rickshaw est une veritable epreuve).

 

Pour autant, quelques monuments restent incontournables : le City Palace, residence historique et actuelle du maharadja de Jaipur et le fameux Palais des vents, facade aux multiples fenetres ouvragees noyee dans une circulation intense.

 

Pour echapper a l'ambiance de folie de Jaipur, il existe a moins de 12 km un endroit fabuleux : le Fort d'Amber (ou Amber Palace), veritable palais des mille et une nuits pose sur un promontoire rocheux.

Amber Fort au sommet de la creteNotre rickshaw Wallah Sameer...Pour nous y rendre, nous avons fait appel a un rickshaw wallah particulierement jovial et bien allume a la Marijuana (qu'il nous a bien entendu propose de partager).

Peu avare de blagues pour touristes, Sameer (puisque tel est son nom) apprecie aussi de s'epancher sur sa vie amoureuse qu'il partagerait avec un francais nomme Christophe... Cette creature n'hesitant pas par la suite a nous faire des propositions suspectes... Adeptes de l'adage : "si le viol te parait inevitable, detends-toi et jouis", nous n'en avons pas moins pourtant ecourte la conversation.

Arrives a Amber, nous avons refuse de monter en Jeep (ou pire, a dos d'elephant maltraite) et avons decouvert le fort juche sur une crete, une balade reposante dans un environnement frais et raffine. Superbe architecture, succession de salles et de palais plus decores les uns que les autres, notamment une salle reservee aux femmes dont les murs sont incrustes de milliers de miroirs (qui, a l'epoque, en hiver, reflettaient la lueur de lampes a huile).

Amber Fort et deux beaux saris ! Detail d'une salle reservee aux femmes Amber Fort - Jardins persans et fontaine

De retour sur Jaipur, nous nous resignons a vivre quelques heures d'errance avant de reprendre le train a minuit en direction de Jaisalmer.

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 12:35

Il est des lieux pour lesquels il faut savoir prendre sur soi... Le Taj Mahal en fait partie. Bien evidemment, nous ne sommes pas les seuls ce matin a nous etre leves a 5h45 pour voir le Taj sortir lentement de la brume matinale. Nous voila donc arrives a l'ouverture des guichets (6h10) devant une queue indienne deja imposante (colle-serre nou se ke kadence). En effet autant d'indiens que de touristes etrangers. Ce qui aurait pu etre un moment desagreable s'est transforme en un delicieux moment bouche de vieille !

Reconfortes par un chai bien chaud achete dans une gargotte a l'hygiene douteuse, nous avons patiente dans la queue en observant nos congeneres. Quelle joie de retrouver d'autres francais... Non contents d'avoir bloque une des deux files au guichet pour une sombre histoire de partage des frais, ils se paient le luxe de ne pas avoir de monnaie alors que le tarif est affiche (750 Rps - 12,50 Euros le double d'une nuit d'hotel !).

Un peu plus loin, nous assistons au passage d'un groupe d'adolescents aux cheveux blondasses et filasses l'air blase ( genre "la vie c'est trop d'la merde, fait iech" mais en danois, parce que la generation Biactol n'a pas de frontiere !).

Tout cela n'est rien compare a l'arrivee tonitruante d'une touriste americaine marchant a grands pas, toute prothese mammaire en avant, beuglant dans le petit matin :" OH MY GODSH, OH MY GODSH ! IT'S SO AMAAAAAAZING !".

Tous ces petits moments d'humanite nous ont bien fait passer le temps avant la tres minutieuse inspection a l'entree du site (lorsqu'un miltaire examine les pages de votre Guide du Routard puis du Lonely Planet pour verifier que rien d'illegal ne s'y trouve, on peut dire minutieux !).

Heureusement, le Taj Mahal ne decoit pas ceux qui ont fait l'effort de se lever. Apres avoir franchi une gigantesque porte en gres rouge finement sculptee, le lumineux Taj surgit, aerien, delicatement pose sur son ecrin de verdure. Les jardins persans sont magnifiques (bassins rectilignes, fontaines et jasmins odorants) et soulignent l'elegance du monument. Dans la lumiere du petit matin, le moment est magique. Brume, givre sur les pelouses et lumiere rosee conferent a ce mausolee une ambiance mysterieuse et emouvante, quasiment surnaturelle ! 

 

Sinon, plus prosaiquement, le Taj Mahal est d'une symetrie parfaite sur ces quatre faces. Il est entoure d'une longue esplanade menant a une mosquee en gres rouge. Sa taille est impressionante, de meme que le raffinement des incrustations de pierres precieuses dans le marbre dont il est constitue. Pose sur un socle en bordure de la riviere Yamuna, il n'est encadre que par le bleu du ciel, aucune construction ne venant gacher l'harmonie du paysage. Des versets du Coran sont incrustes dans le marbre autour des quatres porches du mausolee.

Arche incrustee de pierres precieuses et versets du Coran Minaret et esplanade du taj sur la riviere Yamuna Incrusation de pierres precieuses et sculptures

Petit dejeuner sur le toit de notre hotelApres cette visite feerique, nous avons rejoint notre hotel a pied afin de prolonger notre contemplation autour d'un petit dejeuner sur le toit.

 

Demain matin, nous quittons l'etat de l'Uttar Pradesh pour celui du Rajasthan ou nous allons passer nos trois dernieres semaines en Inde. Premiere etape : Jaipur...

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 13:00

C'est parti ! Nous quittons l'envoutante Benares...

Petit rappel : par souci d'economie, ce trajet (le plus long de notre sejour en Inde) a ete reserve en simple classe "sleeper", trois fois moins chere que la classe habituelle ("3 thier AC"). Apres une longue attente dans la gare SURPEUPLEE  de Varanasi, nous avons embarque dans le Marhudar Express.

He bien, chers lecteurs, sachez que l'attrait de la simplicite n'est pas notre tasse de Chai  !

En effet, non contents de ne pouvoir deployer qu'au terme de la quatrieme heure de trajet les banquettes (en sky, dures sales et froides), nous avons du subir les consequences d'un systeme informatique defaillant. Nombreux etaient les passagers a revendiquer le meme numero de couchette... mais en Hindi uniquement ! Nous avons alors assiste impuissants a de nombreuses empoignades musclees ponctuees d'insultes (et autres eructations sonores - nous y reviendrons plus longuement dans un prochain article...) jusqu'a ce que nous comprenions que nous etions aussi concernes ! En bref, personne n'etait a sa place, mais tout le monde en voulait une : souvent la meme ! Au final, jouant les candides anglophones, nous avons pu squatter deux couchettes en compagnie d'une famille indienne ayant pris notre parti.

C'est donc peu frais, peu dispos, avec 2 heures de retard sur l'horaire et une nuit glaciale sans couverture ni oreiller, que nous avons decouvert Agra et ses chauffeurs de Rickshaw (taxi triporteurs) hystero-malhoneto-psychopathes... La negociation pour se rendre a l'hotel de notre choix fut penible (" I don't want to go with you ! Ok ? Understand ? So, Bye ! - And you : How many ? etc...")  mais efficace !

 

Apres une bonne sequence lessive methode Cendrillon la pauvresse a 4 pattes dans la salle de bains , (voir resultat ci-contre), nous sommes alles visiter le Fort d'Agra, bati en 1565 par l'empereur Akbar et agrandi par la suite par son petit fils Sha Jahan (le concepteur du Taj Mahal). Une tres belle visite d'un complexe exceptionnel : synthese elegante des arts hindous et islamiques. En bref, une tres agreable apres-midi.

 

 

  Demain, reveil des potron-minet (quand le chat montre son cul) pour aller admirer le Taj dans la lumiere du petit matin...

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 08:06

Le jour se leve sur Varanasi, et nous decouvrons la ville sous une belle lumiere, tout en slalomant entre les bouses de vaches qui parsement pratiquement chaque centimetre carre des gaths!!

Tout est calme et serein, mais progressivement, l'ambiance change, des pelerins venus de tout le pays arrivent par grappes au bord de l'eau du fleuve sacre ( dont la couleur en dit long sur l'etat sanitaire...)

Fascinant spectacle que celui des fideles regroupes pour un bain rituel dans l'eau du fleuve, ou une offrande (la Puja) accompagnee de prieres et de psalmodies, materialisees par des petites bougies votives posees sur des coupelles de fleurs multicolores derivant au gre des courants...

Voila pour la carte postale! L'ambiance est tres particuliere; pas de bruit de voiture ni nuage de pollution, mais partout, des chants, des prieres, des ceremonies, de la musique religieuse, des sadhus hirsutes, des saris aux couleurs eclatantes sechant sur les marches des gaths, et des enfants maniant avec habilete des dizaines de cerfs-volants....

 

Un peu plus en aval, se trouve le ghat consacre aux cremations; l'ideal hindouiste voudrait que l'on finisse sa vie a Benares, on peut donc assister a la cremation des corps au bord du Gange, ces derniers etant enveloppes de soieries chatoyantes avant d'etre deposes sur le bucher rituel, dans une ambiance de ferveur intense, au milieu de gigantesques tas de bois et de vaches placides...

    

 

Les 4 jours passes ici ont ete vraiment tres agreables malgres les sollicitations permanentes des rabatteurs; "Hey my friend, do you want a boat / silk / massage / etc" assez fatiguant a la longue, sans oublier que le moindre deplacement se fait les pieds dans la bouse de vache et l'urine (d'origines diverses)... experiences olfactives garanties!!!

 

 

 

Varanasi restera donc une etape plutot reposante, et tres marquante ( un lieu et une ambiance vraiment unique).

 

Ce soir nous reprenons un train de nuit pour affronter des demain la frenesie d'Agra...

 

 

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Accueil du Crazy Asiatic Tour


Le projet :
- Un congé sabbatique de six mois du 1er novembre 2008 au 5 mai 2009
- Un déménagement avec meubles et chat confiés à la famille et aux amis
- Un périple à deux en asie du sud-est puis aux USA (histoire de faire le tour du globe)
- Des "Guests" attendus à certaines étapes (mais chut...!)
Les contributeurs :
Françoise (Cat sitters) et Céline (Taxi cat), Pierre, Francine, Marie-Rose et Jean-Marie (facteurs et garde-meuble), Philippe et Manu (hospitalite et logistique parisiennes), Babette (aide professionnelle, bonne humeur et generosite)

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Pour connaitre les étapes de notre voyage, découvrez le parcours que nous avons prévu dans la rubrique >
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Thomas &
Stéphane 
(Crazy Bus Tour operator)

Dédicace

TANTE VÉROCe blog et notre projet sont dédiés à Véro (notre "Vieille Tante") en hommage à sa joie de vivre, son altruisme et son goût des voyages (de toutes sortes...). Nul doute qu'elle nous accompagnera tout au long de cette aventure, et bien plus encore. Nous tenterons alors d'être à la hauteur de la leçon de vie qu'elle nous a délivrée.

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